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Une fidèle dans la cathédrale de Westminster, à Londres, en mars dernier. Une fidèle dans la cathédrale de Westminster, à Londres, en mars dernier.  (ANSA)

100 000 décès liés à la Covid: les Britanniques invités à prier

Le Royaume-Uni est le 5e pays le plus touché au monde, le premier pays endeuillé d'Europe. Plus de 100 000 personnes sont mortes après avoir été infectées à la Covid-19. Catholiques et anglicans expriment leurs condoléances, et appellent à un temps de prière. Pour les chrétiens, la mort n'est pas la fin de la vie, rappellent-ils.

Marie Duhamel - Cité du Vatican 

Le Royaume-Uni est devenu cette semaine le pays le plus endeuillé d’Europe par la pandémie de Covid-19. Plus de 100 000 personnes ont perdu la vie après avoir été infectées par le virus. Dans une note signée par le président de la conférence épiscopale d’Angleterre et du Pays de Galles, les évêques britanniques expriment leurs condoléances aux familles affectées. «C’est un jour de grande tristesse pour l’ensemble du pays. Tant de personnes, tant de familles et de communautés pleurent la disparition de leurs proches», peut-on lire. Le cardinal Vincent Nichols, également archevêque de Westminster, rappelle que «notre prière est enracinée dans la foi qu’avec la mort, la vie ne finit pas mais se transforme. La promesse de la vie éternelle ouvre la porte à l’espérance même dans les moments les plus sombres». Les évêques assurent les personnes décédées, endeuillées et tous ceux qui secourent les malades de leurs prières. Ils demandent aux fidèles de se joindre à eux dans la prière.

Un temps de pause


Ce mercredi, le Primat de l’Église anglicane et archevêque de Cantorbéry a également réagi, avec l’archevêque de York, au nombre regrettable de décès liés au virus outre-manche. Dans une lettre, Justin Welby et Stefen Cottrell appellent la nation à faire une pause pour réfléchir à «l’énormité de la pandémie» et prier à 18 heures le 1er février prochain. «La mort n’a pas le dernier mot» pour les chrétiens dont la foi promet qu’un jour «chaque larme sera essuyée». Dieu connaît la douleur et les souffrances, il «partage le poids de notre tristesse», aussi les deux dignitaires anglicans invitent-ils les Britanniques à remettre leurs peurs à Dieu.

L’Église anglicane, dans cette lettre, manifeste également sa préoccupation pour les communautés les plus pauvres ou les personnes handicapées, et salue enfin les personnels de santé, «une bénédiction et une bouée de sauvetage pour notre nation» le clergé et «tant de bons voisins».

Hommage aux victimes, honneur aux personnes en première ligne

Du côté des autorités, le ministre de la Santé, Matt Hancock, s’est dit proche «de tous ceux qui ont perdu une personne qui leur était chère». L’année passée fut éprouvante, reconnait-il, mais il souligne la détermination des Britanniques. Le Premier ministre a lui évoqué la souffrance de ceux qui n’ont pu dire ‘’au revoir’’ à leur proche décédé, à cause des mesures restrictives anti-covid. Lors d’une conférence de presse au 10 Downing street, Boris Johnson a promis que lorsque le Royaume-Uni sera sorti de la crise sanitaire, «nous nous rassemblerons en tant que nation pour nous souvenir de tous ceux que nous avons perdus et pour honorer l'héroïsme désintéressé de ceux qui, en première ligne, ont donné leur vie pour sauver celle des autres».

Pour éviter d'importer des variants potentiellement résistants aux vaccins sur son sol, le Royaume-Uni a imposé hier une quarantaine à l’hôtel, et à leurs frais, aux Britanniques arrivant de pays à risque, tels que l’Afrique du Sud, le Portugal ou plusieurs pays d’Amérique latine.

La réouverture des écoles prévues après les vacances scolaires de février a été repoussée au 8 mars, si l’objectif du gouvernement de vacciner 15 millions de personnes jugées prioritaires est atteint d’ici la mi-février. Pour le moment, plus de 6,8 millions de personnes ont déjà reçu leur première dose de vaccin anti-Covid.

28 janvier 2021, 15:57