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Vatican News
Une manifestation pour demander la libération des enfants détenus dans les camps des îles de Nauru et Manus, en novembre 2018. Une manifestation pour demander la libération des enfants détenus dans les camps des îles de Nauru et Manus, en novembre 2018.  (ANSA)

En Australie, les responsables religieux appellent à libérer les réfugiés

Dans une lettre envoyée au Premier ministre Scott Morrison, les responsables religieux du CRA (Catholic Religious Australia) demandent la libération des réfugiés et demandeurs d’asile, actuellement dans des camps de détention.

C’est un appel fort que signe le CRA, l'organe suprême des responsables des congrégations religieuses du pays: en raison de la pandémie, explique l'institution dans son message partagé cette semaine, les Australiens ont connu des restrictions et des privations de liberté, ainsi ils ont pu avoir une idée des difficultés qui vivent les réfugiés et les demandeurs d’asile dans le pays, privés de leurs droits les plus fondamentaux. 

Il y a de nombreuses personnes «qui continuent à vivre avec des restrictions totales de leur liberté, dans des conditions de détention indéfinies», sans date limite. «La plupart de ces personnes, ajoute le CRA, ne connaissent même pas les véritables raisons de leur détention. Ce ne sont pas des criminels: ils voulaient juste une vie meilleure pour eux et leurs familles».

Le confinement, un avant-goût de ce que vivent les réfugiés

Le blocage dû à la pandémie, poursuit la lettre, n'était pour les Australiens «qu'un petit avant-goût de ce que les réfugiés et les demandeurs d'asile ont vécu chaque jour, pendant des années, et continueront de vivre dans un avenir proche», compte tenu également «de la surpopulation et des mauvaises conditions dans les centres de détention, facteurs qui augmentent la propagation de la Covid-19». En ce temps de Noël, «un temps de paix et de bonté», le CRA appelle donc le gouvernement australien à «libérer les demandeurs d'asile et les réfugiés qui sont enfermés depuis des années».

Depuis plusieurs années, des associations comme Amnesty International et Médecins sans frontières dénoncent les conditions de détention des demandeurs d’asile, qualifiant de «prisons à ciel ouvert» les camps de détention de Nauro et Manus, à l'abri des regards loin des côtes australiennes. À Brisbane, la troisième ville d’Australie, un hôtel du centre-ville a été transformé en «lieu de détention alternatif», les réfugiés ne sont pas autorisés à quitter l’hôtel et certains affirment s’y trouver depuis plusieurs mois.

27 décembre 2020, 16:00