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Vatican News
2018.09.28 Rosario

Méditation du 32e dimanche ordinaire : « Un cœur qui s’approche de la Sagesse suprême grandit dans une foi dynamique et vivante »

Le Père jésuite Martin Bahati nous introduit à la méditation avec les lectures du 32e dimanche du temps ordinaire de l’année liturgique A.

Les lectures de ce 32e dimanche du temps ordinaire peuvent être organisées autour du thème « la sagesse ». Ces lectures nous avertissent sur la fin des temps et notre propre passage à un notre état ou un autre monde. Dieu Seul étant sage, les lectures de ce dimanche nous rappellent qu’un cœur qui s’approche de la Sagesse suprême observe et grandit dans une foi dynamique et vivante. 

Comme pour l’Evangile du jour, la première lecture peint la sagesse comme une femme. Cette femme-sagesse possède en elle trois caractères importants : la sagesse est la chose la plus précieuse dans le monde, la sagesse se laisse trouvée par celles et ceux qui la cherchent et enfin, la sagesse nous devance, elle vient à notre rencontre. Dans la deuxième lecture, Saint Paul nous prévient que nous ne devons pas faire notre deuil comme d'autres qui n'ont aucune notion de la vie éternelle. Il ne nous dit pas d'éviter tout chagrin, car le chagrin de la mort d'un être cher est une réaction naturelle, mais plutôt de ne pas être comme les autres, qui n'ont aucun espoir. La mort d’un être cher nous nous afflige et nous cause de l'angoisse et du chagrin, mais l'espoir d’une vie éternelle sans fin avec Dieu nous console.

Dans la parabole des dix vierges de l'Évangile, le refus des vierges sages de partager l’huile avec les vierges folles peut paraître comme un acte égoïste. Mais ici, il ne s'agit pas vraiment de l’huile ou des lampes. Il s’agit plutôt des personnes humaines et des vies. Il y a certaines choses que l'on ne peut pas emprunter ou dont on ne peut pas hériter. Nous pouvons apprendre les uns des autres, être inspirés les uns par les autres, mais en fin de compte, nous façonnons notre propre destin. Nous construisons nous-mêmes notre personnalité et nous façonnons nous-mêmes notre caractère. Il en va de même pour la foi ; les autres – parents, amis, connaissances, peuvent nous inspirer et nous transmettre la foi, mais en fin de compte, c’est notre responsabilité personnelle de croire ou de ne pas croire.

La parabole nous alerte qu'il est possible de s'exclure de la foi, du banquet de la vie éternelle. Nous devons, dès lors, rester toujours vigilants, prêts et éveillés. Les chrétiens sages trouvent Jésus dans les expériences les plus ordinaires de la vie quotidienne - dans les personnes qu'ils rencontrent, les événements qu’ils célèbrent, les faits qui se produisent et les situations dans lesquelles ils se trouvent et dans lesquels ils font leurs choix quotidiens pour Dieu.

Assurons-nous donc au quotidien que nos Lampes ont assez d’huile jusqu’à la fin de notre vie.  Nous assurer régulièrement que nous avons assez d'huile de compassion et de miséricorde, de patience, de partage, de sympathie, de pardon et enfin, assez d’huile d’amour.    Nous nous ouvrons pour recevoir ces grâces en prenant du temps pour la prière et en étant seuls avec Dieu, en lisant la Parole de Dieu, en vivant une vie sacramentelle… Nos attitudes quotidiennes détermineront notre attitude au moment de la mort. L'évangile d'aujourd'hui se termine par une exhortation retentissante : "Restez éveillés". La prière est un moyen important de rester éveillé à Dieu. "Pourquoi dormez-vous ?" Jésus avait demandé à ses apôtres de " veiller et prier" (Luc 22:46.) Prier, c'est donc s'éveiller au Seigneur qui est toujours éveillé pour nous. Dans la prière, nous cherchons le Seigneur, nous le désirons, nous veillons sur lui et nous pensons à lui. Prier, c'est devenir comme un enfant, c'est grandir dans la réceptivité à la présence de Dieu en nous. Prier, c’est garder toujours nos lampes allumées !

Amen !

Méditation du 32 dimanche du Temps Ordinaire de l’année liturgique A avec le Père Martin Bahati, SJ
06 novembre 2020, 14:08