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Image d'archives. Image d'archives.  (ANSA)

70 ans du début de la guerre de Corée : une journée de prière pour la réconciliation

La Journée de prière pour la réconciliation a été instituée en 1965 par la Conférence épiscopale. Elle est célébrée chaque année le 25 juin, date du début de la guerre entre les deux Corées.

Il y a 70 ans, le 25 juin, les forces nord-coréennes envahissaient le Sud, point de départ d'un conflit sanglant. On estime qu'en trois ans de combats, un demi-million de soldats nord-coréens et de «volontaires» chinois sont morts. Le bilan est encore plus lourd pour les Sud-Coréens : quelque 1,4 million de civils et 225 784 soldats sud-coréens sont morts, ainsi que 33 629 soldats américains et 3 143 membres des forces armées de quinze autres nations qui avaient participé à la guerre sous le drapeau des Nations unies pour sauver la Corée du Sud de l'invasion.

La longue et sanglante guerre s'est terminée le 27 juillet 1953 par un armistice qui a établi la division du pays en deux États le long du 38e parallèle. Cet armistice, jamais suivi d'un traité de paix, signifie que, techniquement, les deux parties de la péninsule divisée par la Zone démilitarisée (DMZ) sont toujours en guerre.

C’est au nom des drames de cette guerre et pour le long chemin vers la réconciliation qu’est instaurée le 25 juin une journée de prière pour l’unité nationale.

Message de la commission épiscopale pour la réconciliation du peuple coréen 

Fin mai, dans un message publié à l’occasion des commémorations du déclenchement du conflit, le président de la commission épiscopale pour la réconciliation du peuple coréen, Mgr Peter Lee-heon, estimait qu’un accord de paix immédiat est urgent et que «le principal architecte pour la construction d'un chemin commun doit être le peuple coréen». Dans son message, Mgr Peter Lee-Heon s’est inspiré de la Lettre de saint Paul aux Ephésiens, «…et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps par le moyen de la croix ; en sa personne, il a tué la haine». 

Les encouragements du Saint-Père 

Le 27 avril 2018 à Panmunjom, un village transfrontalier de la péninsule coréenne, se rencontraient le dirigeant de la Corée du Sud, Moon Jae-In, et son homologue du Nord, Kim Jong-Un. Une rencontre de ce niveau n’avait pas eu lieu depuis onze ans. Cette rencontre avait débouché sur la signature d’une déclaration ouvrant la perspective d’un processus de paix, de la dénucléarisation de la péninsule et d'une réflexion sur la situation des familles séparées depuis la fin des combats.

L’année dernière, un an après cette rencontre, le Saint-Père avait partagé un message vidéo d’encouragement aux dirigeants coréens, espérant que  «la recherche de l’harmonie et de la concorde peut dépasser la division et l’opposition».

Tensions et détente entre les deux Corées

Mercredi 23 juin, après plusieurs jours de tensions sur la péninsule, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a suspendu les plans d'action militaire contre la Corée du Sud.

Ces dernières semaines, la Corée du Nord a multiplié les attaques verbales contre Séoul, avant de détruire le bureau de liaison entre les deux Corées, symbole de la détente ouvert en septembre 2018. 

Ce jeudi 25 juin, Séoul et Washington ont réaffirmé leur engagement à «défendre la paix durement gagnée» sur la péninsule divisée. 

25 juin 2020, 08:49