Recherche

Vatican News
Des Chrétiens à Lagos priant pour des élections pacifiques en février 2019 (photo d'illustration). Des Chrétiens à Lagos priant pour des élections pacifiques en février 2019 (photo d'illustration).  (AFP or licensors)

Au Nigeria, une campagne interreligieuse contre le terrorisme

Un groupe interreligieux composé de fidèles musulmans et chrétiens sensibilise les différentes communautés du pays pour prêcher la paix et lutter contre l'instrumentalisation de la religion du groupe jihadiste Boko Haram.

500 personnalités nigériannes faisant partie de la NIFROP (Organisations nationales religieuses et interconfessionnelles pour la paix) ont lancé cette campagne le 21 février dernier à travers le pays, à l'issue d'une prériode de jeûne et de prière qui a duré trois semaines. Dans un communiqué, les membres de la NIFROP expliquent le sens de leur démarche: contrer tous ceux qui propagent la violence et destabilisent le pays, à commencer par le groupe terroriste Boko Haram. 

«Ces terroristes n'ont rien à voir avec le christianisme ou l'islam. Un message fort devrait être envoyé à tous pour qu’ils comprennent que Boko Haram, les ravisseurs, les bandits, les groupes criminels, et tous les terroristes, n'ont rien à voir avec le christianisme ou l'islam» écrivent-ils dans un communiqué. «Qu’ils trouvent la paix aux yeux de Dieu et se détournent de leurs mauvaises intentions et de leurs actes».

Contre les messages de divisions

Les promoteurs de cette campagne appellent les leaders religieux musulmans comme chrétiens à s'unir dans cette démarche de paix qui ambitionne de maintenir la cohésion du pays, en préchant un message de paix dans les églises comme dans les mosquées du pays. Ils cherchent à contrer les messages de haine et de division qui pourraient conduire le pays le plus peuplé du continent à une guerre civile. Ce n'est pas la première initiative portée par la NIFROP. L'an dernier déjà, à l'appel de l'organisation, chrétiens et musulmans avaient prié ensemble à l'issue du ramadan pour que le pays puisse continuer à vivre dans l'unité, malgré les tentatives de destabilisation.

Apparu en 2002, Boko Haram, qui a fait allégeance à l'Etat Islamique en 2015 aurait selon l'ONU assassiné plus de 8 000 personnes dans le pays et enlevé plusieurs milliers de femmes pour en faire des esclaves sexuelles. Le 20 février, le gouverneur de l'Etat de Borno, où le groupe terroriste est particulièrement influent avait déclaré que le Nigeria avait besoin de 100 000 soldats supplémentaires pour combattre efficacement le groupe jihadiste. 

(Avec Cth.ch)

 

23 février 2020, 17:10