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Martin Luther King avec sa femme, Coretta, et sa fille, Yolanda, en 1956. Martin Luther King avec sa femme, Coretta, et sa fille, Yolanda, en 1956. 

États-Unis: le rêve de Martin Luther King reste à concrétiser

Le président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, à l'occasion de l'anniversaire de la naissance du révérend King, fait remarquer qu'il y a encore trop d'injustices enracinées dans le racisme et la discrimination aux États-Unis et qu'il y a encore trop de jeunes Afro-Américains tués dans les rues ou enfermés derrière les barreaux.

«Nous sommes une fois de plus douloureusement conscients que nous sommes encore loin du rêve du Révérend Martin Luther King Jr. pour l'Amérique, la "communauté bien-aimée" pour laquelle il a donné sa vie». Les paroles du président de la Conférence épiscopale des États-Unis, Mgr José Horacio Gomez, ont montré le chemin qui reste à parcourir en ce jour commémorant la naissance du révérend King, le 15 janvier 1929. Le "Martin Luther King Day" est célébré le troisième lundi de janvier, dans tous les États-Unis, depuis sa promulgation par le président Ronald Reagan dans les années 1980.

Mgr Gomez se dit reconnaissant de l'exemple de solidarité de Martin Luther King avec ceux qui souffrent de l'injustice et de son témoignage d'amour et de non-violence dans la lutte contre le changement social. Il reconnaît le chemin parcouru par le pays ces dernières années, mais souligne qu'il n'est pas suffisant. Encore trop d'injustices sont ancrées dans le racisme et la discrimination, et encore trop de jeunes Afro-Américains sont tués dans la rue ou enfermés dans des prisons. Les quartiers habités par des minorités restent souvent des «îlots solitaires de pauvreté» comme il y a 50 ans.

La nécessité d'une véritable conversion du cœur

«Ces dernières années, nous avons été témoins d'épidémies inquiétantes de racisme», poursuit l'archevêque, qui s’inquiète «d'une augmentation des attaques antisémites, de manifestations de nationalisme blanc, de violence contre les Hispaniques et les autres immigrants». «Ce dont nous avons besoin, et ce que nous demandons, c'est une véritable conversion du cœur, une conversion qui forcera le changement et la réforme de nos institutions et de notre société», répète l’archevêque de Los Angeles, citant la Lettre pastorale des évêques sur le racisme de 2018.

Ce n'est qu'en s'efforçant de construire «la communauté bien-aimée», «une Amérique où tous les hommes et les femmes sont traités comme des enfants de Dieu, faits à son image et dotés d'une dignité, d'une égalité et de droits qui ne peuvent jamais être niés, quelle que soit la couleur de leur peau, la langue qu'ils parlent ou le lieu où ils sont nés», qu'il sera possible d'honorer dignement la mémoire de Martin Luther King, conclut le président de la Conférence épiscopale.

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20 janvier 2020, 12:39