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Désert de Judée (Photo d'illustration) Désert de Judée (Photo d'illustration) 

La coordination Terre Sainte s’inquiète d’une «crise humanitaire profonde» à Gaza

Les évêques membres de la “coordination Terre Sainte” ont conclu ce 16 janvier le pèlerinage de solidarité avec les chrétiens de Gaza, Ramallah et Jérusalem Est. Dans leur déclaration finale, ils relèvent la dégradation des conditions de vie des habitants et rappellent aux gouvernements de la région leurs responsabilités.

Dans la déclaration diffusée à l'issue de leur visite, les évêques exhortent les gouvernements à contribuer, en Terre Sainte, «à la création d'une nouvelle solution politique basée sur la dignité humaine de tous». Les prélats soulignent qu'une telle solution doit être «élaborée en dernier ressort par les peuples de Terre Sainte en dialogue». Mais pour les 15 signataires de la déclaration, il est nécessaire que les autres pays fassent leur part «en sollicitant l'application du droit international, en suivant les directives du Saint-Siège pour la reconnaissance de l'État de Palestine, en tenant compte des exigences de sécurité d'Israël et du droit de tous à vivre en sécurité, en refusant tout soutien politique ou économique aux colonies et en s'opposant résolument aux actes de violence ou aux violations des droits de l'homme de la part de quiconque».

Des droits fondamentaux bafoués

La coordination Terre Sainte rappelle que les évêques catholiques locaux, dans un récent message, avaient déjà «dénoncé l'incapacité de la communauté internationale à contribuer à la promotion de la justice et de la paix en ce lieu où le Christ est né». Elle exhorte les gouvernants à «faire davantage pour s'acquitter de leurs responsabilités afin de faire respecter le droit international et de protéger la dignité humaine», relevant que «dans certains cas, ceux-ci ont été activement complices des maux du conflit et de l'occupation». Témoins du fait que le peuple de Terre Sainte «voit disparaître un peu plus l'espoir d'une solution durable» et que la construction de nouvelles colonies et du mur de séparation détruit «toute perspective de deux États vivant en paix», les prélats de la coordination reconnaissent que les conditions de vie sont de plus en plus insoutenables en Terre Sainte. En Cisjordanie par exemple, «les droits fondamentaux, y compris la liberté de circulation, sont également bafoués», tandis qu'à Gaza «les décisions politiques de toutes les parties concernées ont conduit à la création d'une prison à ciel ouvert, à des violations des droits de l'homme et à une crise humanitaire profonde».

Soutien à ceux qui s’engagent pour la paix

«Nous avons été accueillis par des familles qui aujourd'hui ont comme priorité la survie quotidienne et dont les aspirations sont réduites à l'essentiel, comme avoir l'électricité et l'eau potable», poursuivent les évêques, qui se disent «touchés par le sacrifice des religieux, des laïcs et des prêtres, activement engagés dans tous les domaines pour essayer de construire un avenir meilleur pour tous, en offrant des services de base, en particulier par l'éducation, le travail et l'assistance aux personnes les plus vulnérables».

Dans ce contexte, la coordination Terre Sainte invite tous les fidèles «à prier pour cette mission et à la soutenir», et voit comme des signes encourageants l'augmentation du nombre de pèlerins en Terre Sainte et la rencontre avec les communautés locales. Enfin, les évêques espèrent que la communauté internationale pourra «exprimer sa solidarité avec les Israéliens et les Palestiniens qui ne veulent pas renoncer à leur lutte non violente pour la justice, la paix et les droits de l'homme».

17 janvier 2020, 14:33