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Vatican News
Une femme à proximité de la zone démilitarisée séparant les deux Corée, à Paju. Les rubans accrochés à la clôture appellent à la paix et à la réunification. Avril 2018 Une femme à proximité de la zone démilitarisée séparant les deux Corée, à Paju. Les rubans accrochés à la clôture appellent à la paix et à la réunification. Avril 2018  (AFP or licensors)

Un pèlerinage pour la paix organisé entre les deux Corée

Cette année, 90 jeunes provenant de 15 pays du monde ont participé au “Pèlerinage de paix” organisé dans la zone démilitarisée entre la Corée du Sud et la Corée du Nord. Huit missionnaires bénédictins et salésiens ont aussi participé à ce rassemblement en faveur de la réunification entre les deux pays.

Giancarlo La Vella – Cité du Vatican

Depuis la séparation de la péninsule coréenne il y a 70 ans, les familles du Nord et du Sud de la Corée vivent séparément, en raison de l’orientation politique radicalement différente des deux pays et de la pression internationale qui les entoure. Depuis le début de l’année 2018 toutefois, après la participation de la Corée du Nord aux Jeux olympiques de Pyeongchang des signaux d’ouverture sont apparus, avec plusieurs sommets intercoréens et américano-coréens, qui ont redonné de l’espoir aux partisans de la réconciliation.

Même si quelques signes de crispation ont émergé ces dernières semaines, il est important d’espérer que la situation puisse se résoudre et il est donc essentiel de continuer à prier pour la paix dans la région et dans le monde entier, affirme sœur Giuliana, religieuse coréenne, missionnaire des Filles de Marie Auxiliatrice. C’était l’objectif du Pèlerinage de paix 2019, qui s’est conclu ce jeudi 22 août dans la zone démilitarisée entre les deux Corée. À travers cette initiative, les jeunes du monde entier lancent une forte demande aux puissants du monde entier, en demandant à être écoutés.

«La réunification des deux Corée est un désir très grand que nous avons depuis plus de 70 ans, depuis qu’il y a la division, malgré la même langue et le même sang qui nous unissent. Ce désir vers un chemin de réunification augmente toujours.

Qu’est-ce que ce pèlerinage veut dire en plus ?

J’ai contacté récemment les sœurs qui participent à ce pèlerinage : elles disaient que c’est vraiment une belle expérience, parce que tous les jeunes du monde, d’une certaine façon, à travers les participants, doivent ressentir ce désir de paix dans le monde et dans la péninsule coréenne. Les jeunes disaient que, si nous sommes vraiment des frères de sang, aucun autre empêchement ne doit prolonger cette division. Une autre impression est que la paix n’est pas lointaine ou distante si dans notre cœur nous avons ce sentiment, que nous commençons à vivre la paix avec les plus proches, et qu’ainsi nous répandons notre rêve dans le monde entier. Donc les jeunes, qui viennent aussi d’autres pays, ont expérimenté combien il est important de cheminer ensemble vers la paix, pour la réaliser d’une manière plus concrète.

Comment faire arriver ce cri de paix à ceux qui gouvernent ?

Nous espérons que les voix des jeunes soient plus écoutées et rendent plus sensible l’oreille de ceux qui conduisent les pays. Tous ont vu que les jeunes d’aujourd’hui désirent cette paix qui est un don plus grand, que nous voulons vivre à la première personne. Et si les gouvernements n’écoutent pas, il faudra continuer…

Comment travaillent les sœurs missionnaires dans cette région ?

Nous portons assistance aux petits et aux jeunes à travers l’éducation comme voie d’évangélisation. Nous suivons ensuite la promotion des femmes et des familles, et ensuite ce chemin vers la paix est important. Les jeunes seront toujours des promoteurs de la paix.»

22 août 2019, 17:43