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Vatican News
Des pèlerins montent la "Scala Santa" à Rome, le 11 avril 2019. Des pèlerins montent la "Scala Santa" à Rome, le 11 avril 2019.  (ANSA)

Le Saint-Escalier, la passion du Christ à Rome

C’est un sanctuaire hors des circuits touristiques de la ville éternelle, situé tout près de la basilique Saint-Jean de Latran : celui du Saint-Escalier. Selon la tradition, ce sont ces marches de marbre que le Christ aurai gravi dans le palais de Ponce Pilate, au moment de sa Passion.

Sainte-Hélène, mère de Constantin, premier empereur chrétien l’aurait fait déplacer à Rome vers 326. Cette semaine les fidèles étaient nombreux pour gravir à genoux ces marches. Et pour cause ; pour la première fois depuis le XVIII ème siècle, le revêtement de bois qui le recouvre pour protéger ces marches a été retiré pour restauration. Le reportage d’Olivier Bonnel

Reportage sur le Saint-Escalier

Il y a foule ce jeudi saint devant le Saint Escalier. Une file de deux cent personnes environ des Italiens mais aussi des groupes scolaires venus de l’étranger patientent pour gravir les marches de cet escalier, celui par lequel, selon la tradition, Jésus sortit du palais de Pilate lors de sa condamnation. Le père Francesco Guerra est le recteur du sanctuaire du Saint-Escalier…

«Le Saint escalier, surtout en cette semaine qui rappelle la passion est l’occasion concrète que nous avons de rentrer en contact avec cette passion, avec la douleur de Jésus. Le fait de le monter lentement à genoux donne aux gens la possibilité de réfléchir à leur vie tout comme à la vie de Jésus.»

Giuliana vient du Sud de l’Italie, elle a gravit une à une les marches, consciente d’avoir mis ses pas dans ceux du Christ

«Quand tu commences à monter l’escalier, tu ressens d’abord de la douleur,  explique-t-elle, la peur de ne pas arriver en haut, et puis te rends compte que ce n’est rien à côté de ce qu’a vécu Notre Seigneur… La prière te donne la force d’arriver jusqu’à la dernière marche.»

Une piété redécouverte

Pour la première fois depuis trois  siècles, le manteau de bois qui reposait sur les marches a été retiré pour être restauré. Sous ce bois, c’est toute une piété qui s’est dévoilée aux yeux du recteur :

«Beaucoup de messages, de photos de personnes malades, des jeunes mariés qui demandent une bénédiction, des parents qui mettent leurs enfants qui font leur communion sous la protection de Dieu…ce sont des petits signes de foi, mais des signes importants car il viennent du cœur et de la vie de ces personnes.»

Les pèlerins qui souhaitent  gravir les 28 marches de marbres à genoux ont jusqu’au 9 juin prochain avant que le bois n’y soit redéposé.

 

19 avril 2019, 20:42