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Statue de saint Joseph et de l'Enfant Jésus, Nazareth Statue de saint Joseph et de l'Enfant Jésus, Nazareth  

Découvrir saint Joseph, l’homme au cœur juste, par les Évangiles

Le 19 mars, l’Église universelle fête celui qui est son saint patron depuis le 8 décembre 1870: saint Joseph, époux de la Vierge Marie, père nourricier et éducateur du Fils de Dieu. Même si les Évangiles sont discrets à son sujet, ce que l’on en dit comme ce qui est omis suffisent à stimuler la vie spirituelle du lecteur. Pour s’en convaincre, plongeons dans les textes, accompagnés par le père Jacques Nieuviarts.

Entretien réalisé par Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

«C’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth», explique Philippe à Nathanaël au début de l’Évangile selon saint Jean (Jn 1,45). Lorsque saint Joseph est mentionné par les évangélistes, c’est toujours en fonction de son fils adoptif, Jésus, dont il est le «gardien fidèle» (St Bernardin de Sienne). L’un ne fait pas d’ombre à l’autre; le père terrestre indique toujours le Fils, et Jésus lui reste humblement «soumis» (Lc 2, 51) au cours de sa vie cachée à Nazareth, où il hérite de Joseph son savoir-faire de charpentier. 

Une existence «ajustée à la Parole de Dieu»

C’est en saint Matthieu et en saint Luc que l’on trouve le plus d’indications sur Joseph, grâce aux récits sur l’enfance de Jésus. Le premier nous rapporte en particulier trois “annonciations”, où Joseph se montre attentif à la parole de Dieu, docile à la volonté divine. L’ange invite d’abord à prendre Marie chez lui (Mt 1,20-23), puis à fuir en Égypte face au cruel Hérode (Mt 2,13), puis d’en revenir quand Hérode ne règne plus sur la Judée (Mt 2,19-20).

Comme l’expliquait le pape Benoît XVI lors de son voyage au Cameroun, en mars 2009, «Joseph nous livre le secret d’une humanité qui vit en présence du mystère, ouverte à lui à travers les détails les plus concrets de l’existence. Chez lui, il n’y a pas de séparation entre la foi et l’action. Sa foi oriente de façon décisive ses actions. Paradoxalement, c’est en agissant, en prenant donc ses responsabilités, qu’il s’efface le mieux pour laisser à Dieu la liberté de réaliser son œuvre, sans y faire obstacle». Ainsi, son «existence est ajustée à la Parole de Dieu».

Issu de la lignée du roi David, Joseph est «l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ» (Mt 1, 16): en se conformant avec simplicité et réalisme à ce dessein immense, il devient l’«homme juste» (Mt 1,19). Tel est le trait essentiel du saint patron de l’Église universelle, comme le montre le père Jacques Nieuviarts, assomptionniste, bibliste, conseiller éditorial de la revue Prions en Église. Il nous invite aussi à suivre saint Joseph comme «gardien», celui qui prend soin des dons de Dieu en tout et en tous. Un appel lancé par le Pape François il y a six ans, lors de la messe solennelle d’inauguration de son pontificat«Garder Jésus et Marie, garder la création tout entière, garder chaque personne, spécialement la plus pauvre, nous garder nous-mêmes: voici un service que l’Évêque de Rome est appelé à accomplir, mais auquel nous sommes tous appelés pour faire resplendir l’étoile de l’espérance: gardons avec amour ce que Dieu nous a donné!»

Entretien avec le père Jacques Nieuviarts, assomptionniste
19 mars 2019, 08:16