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Wallis-et-Futuna, portrait d’un diocèse au cœur du Pacifique

Direction le diocèse français le plus éloigné de la métropole. L’archipel de Wallis-et-Futuna se trouve à 16000 km de la France. Le 24 décembre dernier, un nouvel évêque y a été nommé par le Pape François: Mgr Susitino Sionepoe, mariste, qui succède à Mgr Ghislain de Rasilly. Ce dernier, mariste lui aussi, témoigne après avoir mené sa mission pendant plus de 13 ans.

Un entretien réalisé par Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Nommé évêque de Wallis-et-Futuna le 20 juin 2005, Mgr Ghislain de Rasilly cède maintenant sa place, pour raison d’âge, à un confrère mariste, Mgr Susitino Sionepoe. Avant sa nomination le 24 décembre dernier, celui-ci était vicaire provincial de la Société de Marie pour l’Océanie.

Une foi vivante dans un territoire récemment évangélisé

L’histoire de l’Église catholique dans l’archipel est étroitement liée à la présence des maristes. C’est à ces derniers que l’on doit l’évangélisation des deux îles principales: saint Pierre Chanel et Jean-Baptiste Pompallier pour Futuna, où ils arrivent en 1837, et Pierre Bataillon pour Wallis, dès la même année. Saint Pierre Chanel, premier martyr de l’Océanie, a suscité bien des vocations… et marqué le parcours de l’actuel évêque émérite de Wallis-et-Futuna.

Le catholicisme s’est développé sans rencontrer beaucoup d’opposition de la part de religions venant de l’extérieur. Aujourd’hui encore, la quasi-totalité des 12 000 habitants est baptisée. Les fidèles continuent de vivre leur foi de manière profonde, même si, comme en métropole, une baisse de la pratique est observable.

Des spécificités locales

Outre la prédominance du catholicisme, qui bénéficie d’un statut protecteur, un autre élément fait du territoire de Wallis-et-Futuna une collectivité d’outre-mer particulière au sein de la République Française: les chefferies traditionnelles y sont reconnues et protégées par le statut de 1961. Ainsi le territoire n’est pas divisé en communes mais en trois royaumes, dotés de leur roi coutumier. Une structure qui représente à l’heure actuelle «un grand défi» pour l’Église locale, comme l’explique Mgr de Rasilly.

L’autre préoccupation de l’évêque émérite concerne le réchauffement climatique. Sur les îles de l’océan Pacifique, cela «se traduit par une élévation de la mer mais aussi par des cyclones beaucoup plus ravageurs qu’autrefois», témoigne-t-il.  Son successeur sera donc lui aussi confrontée à cette grave réalité.

Entretien avec Mgr Ghislain de Rasilly, évêque émérite de Wallis-et-Futuna

 

04 janvier 2019, 15:07