Cerca

Vatican News
Logo de la conférence des évêques de France Logo de la conférence des évêques de France 

Points-cœurs: les évêques de France ne condamnent pas, mais invitent à la prudence

Sollicitée au sujet de l’affaire Points-cœur, la conférence des évêques de France affirme que les jeunes désirant s’engager comme volontaires ne doivent pas être découragés ou empêchés, mais qu’ils doivent être informés des problèmes de l’organisation.

Dans un communiqué daté du 17 juillet 2018, la CEF apporte plusieurs précisions relatives à l’affaire Points-cœur, une œuvre de charité créée en 1990, qui envoie de jeunes volontaires en mission dans plus de 20 pays à travers le monde, et qui connait depuis quelques années de graves difficultés internes. Son fondateur, Thierry de Roucy, a ainsi été renvoyé de l’état clérical en juin dernier par décision du Saint-Siège, au terme d’années d’enquêtes et de procédures, notamment pour abus de pouvoir et abus sexuel.

La Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique vient en outre de confirmer le décret de l’évêque de Fréjus-Toulon du 6 juillet 2017 supprimant la branche sacerdotale de l’œuvre, à savoir l’association publique de fidèles cléricale «Fraternité Molokaï». Une décision motivée par «la désobéissance, le manque de confiance et de sens ecclésial sur des sujets importants» ; un état de fait qui empêche tout dialogue et «enferme l’association dans son auto-référencement», explique le communiqué de la CEF.

Les évêques de France ne condamnent pas pour autant l’œuvre Points-cœur, et reconnaissent l’activité qu’elle mène auprès des plus pauvres. En ce sens, les jeunes qui désirent s’y engager comme volontaires ne doivent pas en être «empêchés», ni se voir «découragés». Mais leur départ «ne peut être admis que s’il ne s’agit pas de démarches vocationnelles en vue de la vie consacrée ou sacerdotale», avertit l’épiscopat français. Ils doivent, de surcroît, être informés des difficultés rencontrées par l’œuvre, «des risques d’auto-référencement» qu’elle présente, et de la situation de son fondateur, «dont certains éléments de doctrine spirituelle ont gravement nui aux membres de Points-Cœur».

A noter enfin que l’œuvre comporte encore deux entités: l’association privée de fidèles qui porte l’activité des Points-Cœur et encadre les volontaires, ainsi que l’association publique des Servantes de la Présence de Dieu, aspirant à devenir institut de vie consacrée. «Ces deux associations sont maintenues et accompagnées dans leurs missions avec toutes les précautions nécessaires», précise encore le communiqué.

18 juillet 2018, 17:41