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Le métropolite syriaque orthodoxe Yohanna Ibrahim et l’évêque grec-orthodoxe Boulos Yazigi. L’évêque grec-orthodoxe Boulos Yazigi (à gauche) et le métropolite syriaque orthodoxe Yohanna Ibrahim 

Le Conseil oecuménique des Eglises appelle à la libération des deux évêques syriens enlevés

Dans un communiqué, le comité central du Conseil œcuménique des Eglises appelle à la libération des deux évêques syriens enlevés près d’Alep, en Syrie, en 2013. Il s’inquiète en outre de la «rapide et alarmante détérioration de la situation des chrétiens au Moyen-Orient».

En avril 2013, le métropolite syriaque orthodoxe d’Alep, Yohanna Ibrahim, et l’évêque grec-orthodoxe Boulos Yazigi, de la même ville, ont été enlevés par des hommes armés dans le village de Kfar Daël. «Nous continuons de prier pour leur retour en toute sécurité dans leurs églises, leurs communautés et leurs familles, comme signe d’espérance pour tous les chrétiens de Syrie et de la région», déclare le comité central du COE, qui rappelle, «le cœur lourd», l’enlèvement des deux hommes.

Des dizaines de milliers de personnes ont été kidnappées ou sont portées disparues en Syrie depuis le début de la guerre syrienne il y a sept ans. Parmi elles, le prêtre jésuite Paolo Dall’Oglio, enlevé dans la province de Raqqa en 2013, et dont le sort reste encore inconnu.

Le communiqué, publié à l’issue de la session de travail du comité central du COE à Genève, revient plus globalement sur la situation difficile des chrétiens au Moyen-Orient, notamment en Irak et en Syrie. La défaite de l’Etat islamique dans ces pays ne signe pas la fin de leur idéologie, peut-on lire. Pour la contrer, il faut promouvoir une éducation à la paix, à la diversité, qui promeuve l’acceptation mutuelle des chrétiens et des musulmans. En Irak, où la présence s’est considérablement amoindrie, le COE appelle les chefs politiques et religieux à travailler de concert en vue de la réconciliation.

La déclaration affirme enfin qu’un «nouveau pacte social est nécessaire pour tout le Moyen-Orient, -un récit commun développé et partagé par toutes les communautés des pays de la région sur la base d’une compréhension inclusive de la citoyenneté et des droits humains, garantis constitutionnellement, et sous lequel toutes les Eglises et communautés, avec leurs diverses identités ethniques, religieuses et culturelles, peuvent vivre et prospérer dans l’amour et la grâce donnés à tous par Dieu».

28 juin 2018, 12:16