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Affiches pour le "Oui" et le "Non" dans les rues de Dublin, le 24 mai 2018. Affiches pour le "Oui" et le "Non" dans les rues de Dublin, le 24 mai 2018.  (AFP or licensors)

L'Irlande divisée sur la libéralisation de l'IVG

Trois ans après la légalisation du mariage homosexuel en Irlande, les 4,7 millions d’électeurs du pays se prononceront à nouveau par référendum ce vendredi, cette fois sur la libéralisation de l’avortement.

Entretien réalisé par Marie Duhamel – Cité du Vatican

L’organisation de ce referendum était une promesse du Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, arrivé au pouvoir en juin 2017. Il jugeait la loi «trop restrictive».

La question qui sera posée aux électeurs sera de savoir s’ils souhaitent l’abrogation du 8ème amendement de la Constitution, introduit en 1983, qui reconnait le droit égal à la vie de la mère et de l'enfant à naître, interdisant l’avortement.

Aujourd’hui, à la faveur d’une réforme datant de 2013, une Irlandaise peut avorter lorsque sa vie est menacée et l'autorise en cas de risque de décès par suicide, mais pas en cas de viol, d’inceste ou de malformation du fœtus.  

La législation irlandaise fait de la destruction de la vie humaine à naître, une infraction. Une personne qui s’en rendrait coupable est passible d'une amende ou d'une peine de prison qui ne dépassera pas 14 ans.

Les derniers sondages donnaient le oui à l’abrogation en tête, avec de 55 à 58%, mais quelque 14 à 17% des électeurs restaient indécis ce qui pourrait changer la donne.

Le père Mark Whelan, supérieur spiritain de la province d’Irlande, explique les enjeux de ce scrutin et la position de l'Église catholique en Irlande, qui malgré une certaine discrétion dans les débats, affirme son attachement au droit à la vie.

Entretien avec le père Mark Whelan
24 mai 2018, 19:05