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Vatican News
Au Venezuela, la crise politique pousse les habitants du pays à émigrer au Brésil voisin. Les élections présidentielles venezueliennes sont fixées au 22 avril 2018. Au Venezuela, la crise politique pousse les habitants du pays à émigrer au Brésil voisin. Les élections présidentielles venezueliennes sont fixées au 22 avril 2018.   (ANSA)

L'exode des Vénézuéliens vers le Brésil s'accroît

Les Vénézuéliens sont de plus en plus nombreux à quitter leur pays à cause de la crise politique et économique. Depuis le début de l’année 2018, plus de 18 000 d'entre eux ont traversé la frontière les séparant du Brésil. Déjà plus que pendant toute l’année 2017.

Entretien réalisé par Bianca Fraccalvieri – Cité du Vatican

Devant l’afflux de ces migrants, Brasilia a décidé de déployer des policiers fédéraux en renfort dans l’État de Roraima, dans le nord du pays, et tout particulièrement dans la commune de Pacaraima…

Les moyens mis en place par les autorités fédérales brésiliennes sont cependant insuffisants pour traiter cette arrivée toujours plus nombreuses de Vénézuéliens. C’est ce que regrette sœur Rosita Milesi, la directrice de l’Institut des migrations et des droits de l’Homme, qui critique la lenteur des pouvoirs fédéral, régional et municipal.

Entretien avec sœur Rosita Milesi, directrice de l’Institut des migrations et des droits de l’Homme, brésilien

Le témoignage de sœur Rosita Milesi:

«Les structures et les centres d’accueil de l’Etat sont extrêmement limités. Or, il y a un grand nombre de forces en présence avec des organismes internationaux, qui agissent avec force, et de nombreuses associations civiles et issues de l’Église.

Il y a beaucoup de défis notamment en terme d’accueil, parce qu’il n’y a pas de structures pour réellement abriter ces personnes. Le gouvernement fédéral, on doit le dire nous, et il ne peut pas le nier, est très lent et le gouvernement régional et la commune de Pacaraima non plus, ne répondent pas de manière satisfaisante et d’aucune manière. Deux d’entre eux, ne font même rien. C’est donc un grand problème parce que même si nous mettons toutes nos forces, celles des associations et des organismes internationaux, s’il n’y a pas un engagement effectif de l’Etat fédéral, il n’y a rien à faire. Il n’y a pas de structures qui peuvent se substituer à l’Etat et elles ne doivent pas le faire… Etat et structures doivent être complémentaires et collaborer entre eux mais l’impulsion doit venir de l’État.»

22 février 2018, 17:18