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Le pape copte orthodoxe Tawadros II célèbre la messe de Noël en la nouvelle cathédrale de la Nativité, à l'est du Caire en Égypte. Le pape copte orthodoxe Tawadros II célèbre la messe de Noël en la nouvelle cathédrale de la Nativité, à l'est du Caire en Égypte.  (AFP or licensors)

De paisibles cérémonies de Noël dans le monde orthodoxe

Ce week-end du 6 et 7 janvier 2018 était marqué par les célébrations de Noël dans le monde orthodoxe. Celles-ci se sont déroulées dans le calme, sans incidents majeurs.

Delphine Allaire avec agences – Cité du Vatican 

La plus grande cathédrale du Moyen-Orient inaugurée

En Égypte, la cathédrale de la Nativité a été inaugurée à 45 kilomètres à l’est du Caire sous haute sécurité, en présence du président Al-Sissi et du pape copte orthodoxe Tawadros II, ce dimanche 7 janvier 2018, jour du Noël copte orthodoxe, selon le calendrier julien.

Le président Abdel Fattah Al-Sissi, qui a assisté à la célébration accompagné de membres du gouvernement et d’officiers de l’armée, a souligné que l’ouverture d’un lieu de culte était «un message de paix et d’amour envoyé non seulement à l’Égypte mais au monde entier», a rapporté l’agence égyptienne Ahram Online.

Selon l’AFP, des responsables militaires et politiques ont également assisté à la liturgie, célébrée en grec ancien et en copte. À la minorité égyptienne qui représente 10% des 96 millions d’habitants du pays, le président Abdel Fattah Al-Sissi a assuré dans un discours précédant la liturgie: «Vous êtes notre famille, vous êtes des nôtres, nous sommes unis et personne ne nous divisera», a informé l’agence française.

La cathédrale de la Nativité, désormais plus grande cathédrale du pays et du Moyen-Orient, n’est toutefois pas encore totalement achevée. À terme, elle pourra accueillir 8 200 fidèles.

Manifestations de chrétiens à Bethléem

Le 6 janvier, des chrétiens ont manifesté à Bethléem contre la vente de biens fonciers à Israël par l’Eglise grecque orthodoxe. Le patriarche grec orthodoxe, Théophile III de Jérusalem, qui se rendait à l’église de la Nativité de Bethléem pour célébrer Noël, s’est ainsi vu compliquer l’accès à l’église.

L’hommage de Poutine aux orthodoxes russes

Le patriarche de Moscou Kirill, chef de l'Église orthodoxe russe, a célébré Noël dans la nuit de samedi à dimanche dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, en présence du Premier ministre, Dmitri Medvedev, ont indiqué les agences russes. Il en a profité pour inciter les fidèles orthodoxes à participer à l'élection présidentielle à venir. Dans un discours diffusé le 7 janvier sur les chaînes de télévision russes, le patriarche Kirill a estimé cela «très important».

Vladimir Poutine a, pour sa part, célébré le soir du 6 janvier, le Noël orthodoxe russe dans une église de Saint-Pétersbourg où son père a été baptisé, a renseigné le Kremlin.

Le président russe a ainsi rendu hommage à «l'action authentiquement désintéressée de l'Église orthodoxe russe et des autres confessions chrétiennes dans le maintien de la paix civile et de l'harmonie dans notre pays».  

Une église, symbole d’une embellie des relations turco-bulgares

Ce dimanche 7 janvier en Turquie a été marqué par la réouverture de l' «église de fer» bulgare orthodoxe d'Istanbul, Saint-Stéphane, en présence des dirigeants turc et bulgare.

«Vous êtes libres de pratiquer votre religion et vous êtes sous notre protection», a lancé le président turc Recep Tayyip Erdogan en direction des minorités en Turquie, selon l’AFP.

«La responsabilité des États est de sauvegarder la liberté confessionnelle pour tous les citoyens, quelles que soient leurs fois ou leurs origines», a-t-il ajouté, devant le Premier ministre bulgare Boïko Borissov.

Cette réouverture de l'église Saint Stéphane intervient après sept ans de travaux de restauration. L'édifice, situé dans le quartier de Balat, sur les rives du Bosphore, où résident traditionnellement des communautés chrétienne et juive, a été construit en fer en 1898, ce qui lui a valu son appellation d' «église de fer».

La cérémonie est considérée également comme une volonté de la part des deux pays voisins de tourner la page d’un passé qui fut souvent houleux. Pour cause, les deux pays ont contribué à la restauration de Saint Stéphane, à hauteur de 3.3 millions d'euros.

08 janvier 2018, 13:05