Cerca

Vatican News
Photo Illustration Photo Illustration  

Méditation dominicale : « Soyez miséricordieux, comme votre Père céleste est miséricordieux »

Le Père jésuite Michel Ntangu nous introduit à la méditation avec les lectures septième dimanche du temps ordinaire année C.
Méditation septième dimanche du temps ordinaire, avec le Père Michel Ntangu SJ

Chers sœurs et frères dans la foi, la méditation de ce dimanche nous invite à vivre nos relations humaines dans l’amour selon la miséricorde divine « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux ». Aujourd’hui, Dieu nous appelle à agir pour le bien et à refuser toute vengeance. Car la vengeance, comme vous le savez, désigne le mal que l'on fait à une personne afin de la châtier lorsque nous nous sentons être victime innocente d'un dommage qu'elle nous a causé.

La première lecture (1 S 26, 2.7-9.12-13.22-23) nous fait admirer le geste de noblesse de David. Lui qui était « un homme selon le cœur de Dieu » (1 Samuel 13.14),il a refusé de se venger de Saül, dont il était pourtant la victime innocente. Alors que Saül était devenu très jaloux de son concurrent David et cherchait à l’éliminer. Cependant, David n’a pas voulu porter la main sur « celui qui a reçu l’onction du Seigneur ». Il appela Saül et lui cria : « Aujourd’hui, le Seigneur t’avait livré entre mes mains, mais je n’ai pas voulu porter la main sur le messie du Seigneur. » Son agissement à l’égard de Saül nous fait découvrir que Dieu n’aime pas la vengeance. C'est pourquoi, la Loi de Moïse contient ce commandement : « Tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas de rancune contre les membres de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l'Éternel. »

L’Évangile de Luc (Lc. 6, 27-38) que nous venons d’écouter nous parle de l’Amour, du pardon, et plus particulièrement de la « miséricorde divine » qui exclut tout jugement, toute condamnation, tout mépris, toute haine ainsi que toute vengeance. Le discours de Jésus sur miséricorde n’est que le reflet du cœur même de Dieu : « Soyez miséricordieux comme votre père est miséricordieux ». Notre Dieu est bon pour nous, comme il l’est pour les ingrats et les méchants. Il nous invite aujourd’hui à faire du bien même à nos ennemis, à les aimer et à ne pas juger nos semblables. Notre Dieu veut que partagions avec ceux qui manquent, que nous pardonnions à ceux qui nous ont fait du tort. Et tout cela sans vengeance ni haine mais plutôt selon son cœur miséricordieux : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent…. aimez vos ennemis sans rien espérer en retour... Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue ». Tendre l'autre joue à celui qui nous frappe ne signifie pas provoquer inutilement une seconde gifle. Il s’agit ici d’une attitude qui nous indique ce que nous, chrétiens, devons faire pour briser le cycle de la de la violence par la simple puissance de l’amour. En refusant la vengeance y opposant uniquement la force de l’amour, nous arrivons à briser le cycle de la violence. Voilà pourquoi, dans cet évangile, Notre Seigneur Jésus Christ résume et définit le comportement de tout chrétien par la miséricorde divine : « Soyez miséricordieux, comme votre Père céleste est miséricordieux » Prions le Seigneur Dieu pour que notre monde aujourd’hui miné par l’indifférence et que nos cœurs souvent enfermés par le désir de vengeance puissent renoncer constamment à la violence afin de pouvoir s’épanouir dans la miséricorde de Dieu. Prions également pour notre Église afin qu’elle soit le véritable lieu de la miséricorde gratuite de Dieu, c’est-à-dire là où tout le monde puisse se sentir accueilli, aimé, pardonné et encouragé à vivre selon l’Evangile de la miséricorde. Amen !
 

23 février 2019, 17:54