Rencontre du Pape avec le personnel, les dirigeants et des enfants maldes de l'hôpital Bambino Gesù Rencontre du Pape avec le personnel, les dirigeants et des enfants maldes de l'hôpital Bambino Gesù 

Bambino Gesù: l’excellence pédiatrique saluée par François

François a reçu samedi matin 16 mars le personnel et les responsables de l’hôpital Bambino Gesù pour le centenaire de sa fondation. Le Pape a mis l’accent sur les compétences médicales, la tendresse et la gentillesse du personnel.

Jean-Charles Putzolu – Cité du Vatican

À 100 ans du don du Bambino Gesù au Saint-Siège par la famille Salvati, l’hôpital est devenu un centre d’excellence en Italie et sa renommée a largement dépassé les frontières. Au-delà du simple aspect clinique, la structure se met régulièrement au service des plus démunis. Actuellement elle soigne plusieurs enfants gazaouis qui ne peuvent plus recevoir d’assistance médicale chez eux, en raison de la guerre entre Israël et le Hamas.

Cette vocation de soigner les enfants a accompagné un siècle d’histoire de l’hôpital, qui fut la première structure pédiatrique dans la «botte». François n’a d’ailleurs pas manqué de faire référence à cette particularité en recevant samedi 16 mars le personnel et les dirigeants du Bambino Gesù, 6 000 personnes environ dans la salle Paul VI du Vatican. Les seuls absents étant les personnels d’astreinte, en service au sein de «l’hôpital du Pape».

Le don, le soin, la communauté

Le Souverain pontife met en lumière ces trois aspects devant ses hôtes.
François souligne les valeurs de la gratuité, de la générosité, de la disponibilité et de l’humilité. Le Pape remercie les donateurs, petits et grands, qui permettent à la structure de se développer, et «grâce auxquels il a été possible de construire à Passoscuro un centre de soins palliatifs pour les très jeunes patients souffrant de maladies incurables». L’évêque de Rome salue aussi l’accord récent entre l’Italie et le Saint-Siège pour un nouveau siège de l’hôpital, mais il s’arrête sur «l'engagement économique considérable» nécessaire au bon fonctionnement de la structure, qui assure «la qualité professionnelle des médecins et des opérateurs», et qui permet «la recherche scientifique».

Cependant, s’il reste un point cher au Pape, en lien direct avec le don de cet hôpital, accepté par le pape Pie XI, c’est bien l’attention au prochain, «l'accueil des enfants nécessiteux du monde entier, [...] sans distinction de condition sociale, de nationalité ou de religion». En d’autres termes, le don reçu ne peut exclure la générosité et la gratuité des soins aux plus vulnérables et démunis.

Tendresse et gentillesse

Après le don et le soin, le Pape engrange sur la communauté: «nous savons que la maladie d'un enfant concerne tous les membres de sa famille», dit-il en saluant les multiples facettes derrière cette affirmation. Il y a d’abord l’accueil, la tendresse et la gentillesse envers les proches de malades. «C'est un élément qualifiant, qui ne doit jamais être négligé», souligne le Pape; «on sacrifie plutôt autre chose, mais pas la gentillesse et la tendresse. Il n'y a pas de soins sans relation, sans proximité et sans tendresse, à tous les niveaux».

Ensuite, la recherche biomédicale, au service de la “communauté” des personnes atteintes de maladies rares ou ultra-rares. Et le successeur de Pierre de continuer: «Pour que la science et l'expertise ne restent pas l'apanage de quelques-uns, je vous invite à continuer à mettre les fruits de vos recherches à la disposition de tous».

Une mission au service de la vie

La communauté, c’est également la capacité de travailler ensemble. «C'est là votre véritable force, dit François, et la condition pour affronter les défis les plus difficiles. Car le vôtre n'est pas un travail comme tant d'autres: c'est une mission».

Ce sens de la mission est propre à chaque membre de la “communauté“ médicale. Il est propre à celles et ceux qui donnent leur sang ou leur lait pour les nouveau-nés hospitalisés; propre aussi à ceux qui donnent un organe, des tissus ou des cellules, pour sauver une autre vie. La mission s’exprime dans un geste d’amour, qui «pousse certains parents au geste héroïque d'accepter de donner les organes de leurs enfants qui n'ont pas survécu».

«Des vies qui aident des vies»: l’expression, reprise par François, «décrit la mission du Bambino Gesù», et reflète l’action de la communauté «dans laquelle le don de chaque personne trouve sa place».

Concluant sur une note personnelle, le Saint-père se livre: «Je vous avoue que lorsque je viens au "Bambino Gesù", j'éprouve deux sentiments opposés: j'ai de la peine pour la souffrance des enfants malades et de leurs parents; mais en même temps, je ressens une grande espérance, en voyant tout ce qui y est fait pour les guérir».


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16 mars 2024, 10:15