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Angélus : le consumérisme a volé Noël

Lors de l’angélus place Saint-Pierre, le Pape François est revenu sur le "oui" de Marie au Seigneur qui traduisit son adhésion sans délai à sa volonté. Le Saint-Père a invité les fidèles à dire "oui" également, exhortant à faire quelque chose pour ceux qui ont moins que nous, critiquant le consumérisme qui a séquestré Noël.

Xavier Sartre – Cité du Vatican

En ce quatrième et dernier dimanche de l’Avent, le Pape François est revenu sur le récit de l’Annonciation que propose l’Évangile du jour, celui lors duquel Marie, «accordée en mariage» dit oui au Seigneur malgré les risques qu’elle encourait selon la loi de Moïse. Ce fiat de Marie, dans la langue de l’Évangile, «indique un désir fort, la ferme volonté que quelque chose se réalise» explique François. Marie «n’est pas passive, mais active. Elle ne subit pas Dieu, elle adhère à Dieu. Elle est une amoureuse, disposée à servir son Seigneur en tout et tout de suite,» poursuit-il.

Face à un tel choix et à ses conséquences possibles, Marie «ne prend pas le temps, elle ne fait pas attendre Dieu, elle ne reporte rien», affirme le Pape. De là, son interpellation à notre encontre: «Combien de fois notre vie est faite de reports, même notre vie spirituelle !». Et de constater que lorsqu’on décide de reporter au lendemain, on ne fait jamais rien. François nous invite donc, aux portes de Noël, à faire comme Marie et dire oui.

Offrir à qui n'a pas, et dire non au consumérisme

«Chaque “oui” coûte, mais toujours moins que ce que qu’a couté à Marie son “oui” courageux et disponible, ce “que tout m’advienne selon ta parole” qui nous a apporté le salut,» poursuit le Saint-Père. Et ce oui, le Pape nous le détaille: «En ce temps difficile, au lieu de nous plaindre de ce que la pandémie nous empêche de faire, faisons quelque chose pour ceux qui ont moins que nous: non pas un énième cadeau pour nous et nos amis, mais pour une personne dans le besoin à laquelle personne ne pense!

 

Et un autre conseil: préparons notre cœur, prions, ne nous laissons pas emporter par le consumérisme». Le Pape rappelle que le plus important c’est Jésus et regrette que «le consumérisme ait séquestré Noël. Le consumérisme n’est pas dans la mangeoire de Bethléem: là, il y a la réalité, la pauvreté, l’amour». «Préparons notre cœur comme celui de Marie: libéré du mal, accueillant, prêt à recevoir Dieu.»

«“Que tout m’advienne selon ta parole”. C'est la dernière phrase de la Vierge en ce dernier dimanche de l'Avent, et c'est l'invitation à faire un pas concret vers Noël. Car si la naissance de Jésus ne touche pas la vie, elle passe en vain» conclut le Pape.

20 décembre 2020, 12:15