Le premier ministre slovène Janez Jansa accueillant Ursula Van der Leyen le 1er juillet au chateau de Brdo. Le premier ministre slovène Janez Jansa accueillant Ursula Van der Leyen le 1er juillet au chateau de Brdo.  

La Slovénie prend la présidence tournante de l'Union Européenne

Le petit pays du Sud des Balkans a succédé le 1er juillet au Portugal à la tête du Conseil de l'Union Européenne. Une présidence eurosceptique menée par le Premier ministre Janez Jansa sur fond de tensions, au sein de l'UE, autour de la notion d'État de droit.

Entretien réalisé par Olivier Bonnel-Cité du Vatican

Après le Portugal et avant la France le 1er janvier 2022, la présidence tournante de l'Union Européenne est désormais dans les mains de la Slovénie. Une présidence qui s'ouvre dans un contexte de relations tendues entre les 27, principalement autour de la question de l'État de droit. Arrivé au pouvoir en mars 2020, le premier ministre slovène Janez Jansa n'a lui-même pas ménagé ses critiques de la Commission européenne, dénonçant la mainmise de Bruxelles sur des thématiques comme la question migratoire, le rapprochant de la Hongrie voisine. 

Proche de son homologue hongrois Victor Orban, Jansa est aussi connu pour ses propos parfois virulents sur Twitter contre ses opposants politiques et les journalistes. Cet admirateur de Donald Trump a gagné au fil du temps le surnom de "maréchal Twitto", en référence à l'ancien dirigeant yougoslave Tito durant les années communistes.

Rappels à l'ordre

Signe des tensions avec Bruxelles, la journée du 1er juillet au château de Brdo, à une trentaine de kilomètres de Ljubljana, où la présidente de la Commission européenne Ursula Van der Leyen avait fait le déplacement. Lors d'une conférence de presse, l'Allemande a invité la Slovénie à garantir la liberté de la presse dans le pays, et à coopérer «de toute urgence» avec le nouveau parquet européen. Comme pour la Pologne ou la Hongrie, ces derniers sujets sont l'objet de profondes divisions avec les institutions européennes.

Pour la Slovénie, qui célèbre cette année les 30 ans de son indépendance, comme pour l’Union Européenne, c’est donc par un saut dans l’inconnu que s’ouvre cette présidence. L'analyse de Jacques Rupnik, directeur de recherche au Ceri de Sciences-Po Paris et spécialiste de l’Europe centrale et orientale

Entretien avec Jacques Rupnik

 

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02 juillet 2021, 14:43