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Le président américain et son épouse, au pied du Mont Rushmore. Le président américain et son épouse, au pied du Mont Rushmore.   (AFP or licensors)

Donald Trump vante «la force de l'Amérique»

Dans un discours au pied du célèbre Mont Rushmore, à la veille de la fête de l'indépendance, le président américain a défendu la grandeur de son pays frappé de plein fouet par la crise sanitaire et traversé par les divisions raciales.

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Comme chaque année le 4 juillet, les Etats-Unis célèbrent la fête de l'indépendance, fête nationale du pays. Des célébrations au go­ût particulier cette année en raison de l'épidémie de Covid 19 qui frappe cruellement le pays. Avec près de 130 000 morts, les Etats-Unis sont de loin le pays le plus touché de la planète, à tel point que de nombreux Etats américains ont du prendre des mesures pour reconfiner.

Le contexte également de la campagne électorale à la Maison-Blanche et de la polarisation du pays pèse également sur ce 4 juillet. A la veille des festivités, le président Donald Trump a voulu faire passer un message fort à la nation. L'hôte de la Maison-Blanche voulait un cadre solennel, à la mesure de l’événement qu’il voulait présider et a choisi le Mont Rushmore dans le Dakota du Sud, et ses sculptures monumentales dans le granit de quatre anciens présidents américains, et non des moindres: George Washington, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln. 

«Effacer notre histoire»

C’est sous leur regard, et devant des milliers de personnes, que le milliardaire a évoqué avec emphase une Amérique exceptionnelle,  «pays le plus juste ayant jamais existé sur terre », a-t-il assuré. Et alors que les Etats-Unis se déchirent depuis des semaines sur leur histoire et ses symboles, que des manifestants mettent à bas des statues de personnalités jugées racistes, le président s’est posé en défenseur de l’intégrité de son pays, dénonçant «une campagne visant à effacer notre Histoire, diffamer nos héros, supprimer nos valeurs et endoctriner nos enfants » devant laquelle il a promis de ne pas rester silencieux.

Silencieux, le président américain l’a en revanche été sur la crise sanitaire. Même si le pays a enregistré vendredi plus de 57 000 nouveaux cas de Covid-19. Les festivités du 4 juillet, traditionnellement marquées par des parades, fanfares, barbecues et grands feux d'artifice dans une ambiance bon enfant ont été revues à la baisse à travers la pays. Le président rendra samedi soir «un hommage à l'Amérique» depuis la Maison-Blanche. Des Américains «en première ligne» face à la pandémie ont été conviés à cet évènement, venant du monde de la santé mais aussi des forces de police et de l'armée. (Avec AFP) 

04 juillet 2020, 15:03