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Dans une rue d'Alger, en avril 2017 Dans une rue d'Alger, en avril 2017  

Quelles perspectives politiques en Algérie ?

Après l’annonce de la date des élections présidentielles, la question de l’après-Bouteflika est ouverte mais il est bien difficile d’évoquer une alternance dans un système politique verrouillé.

Entretien réalisé par Olivier Bonnel-Cité du Vatican

Si les rumeurs d’un report avaient longtemps plané dans l’air, il n’en est rien, la présidentielle aura bien lieu en Algérie au printemps. La date a été annoncée ce vendredi 18 janvier par les autorités. Les Algériens se rendront aux urnes le 18 avril pour l’élection présidentielle. Le scrutin a été fixé 10 jours avant l’expiration du mandat du président Abdelaziz Bouteflika, qui dirige le pays depuis 1999.

Si la date est fixée, le flou reste néanmoins de mise sur les intentions du camp présidentiel.  Abdelaziz Bouteflika, 81 ans est malade depuis de nombreuses années, et plusieurs de ses proches ne sont pas favorables à un nouveau mandat.

Une opposition affaiblie

Les trois mois à venir avant la tenue du scrutin  devraient ainsi permettre au pouvoir d’assurer la stabilité du système, mais peu de figures se détachent pour l’instant. L’opposition, qu’elle soit islamiste ou laïque, est quant à elle très faible. Le changement n’est donc pas de mise selon l’analyse de Kader Abderrahim, chercheur à l’IRIS et spécialiste du Maghreb

Entretien avec Kader Abderrahim, chercheur à l’IRIS
19 janvier 2019, 13:43