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Des piétons à Hong Kong, le 12 février 2020. Des piétons à Hong Kong, le 12 février 2020.  (AFP or licensors)

Covid-19 : les messes suspendues à Hong Kong pendant deux semaines

Face à l’épidémie de coronavirus qui frappe le territoire, le cardinal Tong a pris une décision radicale ce jeudi 13 février en suspendant pendant deux semaines toutes les messes publiques et la liturgie du mercredi des Cendres. Cette mesure s’ajoute à celles déjà prises comme le port de masque ou la suppression des chants pendant les célébrations.

Entretien réalisé par Marie Duhamel – Cité du Vatican

«En ces temps difficiles, personne ne doit paniquer. Nous devons approfondir notre confiance en Dieu et mettre en œuvre notre amour chrétien pour nos voisins et pour tous les peuples» : c’est ce qu’écrit le cardinal John Tong, l’administrateur apostolique de Hong Kong dans un message publié ce jeudi 13 février pour annoncer plusieurs mesures radicales décidées pour faire face à l’épidémie de covid-19, le coronavirus apparu dans la province chinoise de Wuhan.

Pendant deux semaines, les messes publiques sont ainsi suspendues et la liturgie du mercredi des Cendres n’aura pas lieu. Pour pallier l’absence de relations et d’échanges entre fidèles, le cardinal propose plusieurs solutions : «Nous pouvons nous aider les uns les autres, partager des documents anti-épidémiques, vivres les vertus évangéliques de la foi, de l’espoir et de l’amour, et prier les uns pour les autres».

Chanter seulement l'Alléluia 

Cette suspension des messes est la dernière étape en date d’une série de mesures prise pour contrer l’expansion du virus : porter un masque pendant les célébrations, maintenir une certaine distance les uns des autres, se laver régulièrement les mains, ne pas chanter sauf «l’Alléluia», et «Il est grand le mystère de la foi», communier seulement à la main, ou ne répondre «amen» que dans son cœur pour éviter les postillons.

Dans ces conditions, il n’est pas facile pour les fidèles de vivre leur foi et pour les prêtres d’exercer leur ministère. Le père Nicolas de Francqueville, des Missions étrangères de Paris (MEP), est prêtre à Hong Kong depuis cinq ans. Il a en charge la paroisse Holy Redeemer Church et est aussi aumônier dans un hôpital. Il revient sur la situation qui prévaut aujourd’hui dans le territoire autonome et sur la manière dont peut s’exercer la solidarité voulue par le cardinal Tong.

Entretien avec le père de Francqueville
14 février 2020, 07:05