Des réfugiés vénézueliens à Tumbes, poste frontière avec le Pérou. Des réfugiés vénézueliens à Tumbes, poste frontière avec le Pérou.  

Les évêques du Pérou invitent à accueillir migrants et réfugiés

Lors d’un congrès en Colombie, le président de la conférence des évêques péruviens est revenu sur les défis migratoires auxquels les pays d’Amérique Latine doivent faire face. Mgr Miguel Cabrejos a mentionné en particulier l’exil de centaines de milliers de Vénézuéliens ces dernières semaines qui fuient la crise économique et sociale dans laquelle est plongée le pays, ainsi que les réfugiés du Nicaragua qui ont eux aussi dû quitter leur pays en raison de la répression politique dont ils font l’objet.

Au cours de ce congrès « Medellin 50 ans », qui célèbre le cinquantième anniversaire de la seconde Conférence générale du Conseil épiscopal latino-américain (Celam) qui s’était tenue dans cette ville en août 1968, Mgr Cabrejos est revenu sur l’engagement de l’Eglise péruvienne dans l’accueil des migrants, à travers les paroisses et les congrégations religieuses.

Il a notamment mentionné la création en juillet dernier d’un centre d’information et d’orientation pour les migrants du Venezuela au sein de la conférence épiscopale du Pérou, la quête organisée dans les diocèses du pays en faveur du peuple vénézuelien ou encore l’ouverture récente à Lima, d’une « Maison du migrant », en coordination avec l’ordre les Scalabriniens. 

Le président de la conférence épiscopale péruvienne a également exhorté à mettre en pratique « la culture de la rencontre » à laquelle appelle le Pape François nevres les migrants, rappelant les quatre verbes que le Pape a souvent mis en avant : « accueillir, protéger, promouvoir et intégrer ».

Mgr Cabrejos a par ailleurs déploré la hausse des cas de traite des personnes et de trafic humain, du Nord au Sud. « Une problématique qui affecte des milliers de vies, en particulier des femmes et des jeunes filles » a-t-il déploré. Il est important selon lui de travailler à renforcer les liens entre les Eglises d’origine, des pays de transition et les pays d’accueil et de dénoncer les abus afin que la société civile et les gouvernements mettent en place des politiques migratoires qui mettent au premier plan le respect des droits humains. 400 000 Vénézuéliens se sont réfugiés au Pérou voisin ces derniers mois.
 

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26 août 2018, 13:56