Jésus le Bon pasteur Jésus le Bon pasteur  

Méditation dominicale : Le « Bon pasteur » nous révèle que sa passion et sa résurrection est un don de vie éternelle faite à chacun de nous

Le Père jésuite Adrien Lentiampa, nous introduit à la méditation avec les lectures du 4ème dimanche de Pâques.
Méditation 4ème dimanche de Pâques avec le Père Adrien Lentiampa, SJ

Chers Frères et Sœurs, en ce quatrième dimanche de Pâques, l’Eglise propose à notre méditation une petite péricope du discours sur le bon pasteur dans l’Evangile selon Saint Jean. L’Evangile de ce dimanche donc, comme ceux des dimanches suivants, ne porte plus sur les récits des apparitions du Seigneur Ressuscité. C’est dire que la Pâques n’est pas seulement un temps d’arrêt, pour contempler le mystère de la mort et résurrection de Jésus. Ce mystère doit aussi imprégner notre vie de chaque jour ; la fête de Pâques doit avoir un impact réel sur notre manière de vivre notre rapport avec le Christ !

En ce sens, l’Evangile de ce dimanche met en évidence deux attitudes fondamentales : l’écoute et la suite du Seigneur, notre bon pasteur. Et, en même temps, cet évangile nous révèle ce qui fonde ces deux attitudes : le don de la vie éternelle que nous fait le Christ.

Commençons par ce fondement du mystère de Pâques. Le Christ, se présentant comme le « Bon pasteur », nous révèle que sa passion et sa résurrection est un don de vie éternelle faite à chacun de nous. Goutons à cette parole de Jésus : « je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main ». Fortes paroles ! Mystère profond ! Jésus nous révèle ainsi que, parce qu’il a donné sa vie pour nous, notre vie est cachée en lui. Et, parce que notre vie est cachée en lui, personne ne peut nous atteindre, nous arracher de sa main. 

Que c’est beau pour nous de découvrir cela, nous qui, souvent, avons peur pour notre vie ! Puisque, par sa passion, Jésus a payé le prix de notre salut, nous pouvons vivre allégrement, sans peur ni crainte, devant toute sorte de dangers spirituels. Nous sommes sûrs de l’amour et de la miséricorde de Dieu.

C’est fort de cette certitude que nous pouvons suivre le Christ Ressuscité : il est notre assurance et notre vie. Et le suivre, c’est choisir le même chemin qu’il a pris le premier, le chemin du don de soi ; le suivre, c’est choisir d’être uni de manière continue avec le Père, comme Jésus était uni à Dieu le Père, au point de dire, « le Père et moi, nous sommes un ! ».

Or, choisir le chemin du don de soi comme Jésus, être uni au Père en toute chose, suppose que nous ne nous arrêtions pas aux bruits du monde et à ses sollicitations, mais que nous puissions nous mettre à l’écoute de notre bon pasteur. Cela signifie que nous soyons capable de vivre de lui, de faire acte de foi et de confiance totale en lui qui nous donne la vie.

Prions donc en ce quatrième dimanche de Pâques (dimanche dédié à la prière pour les vocations), et demandons la grâce de ne jamais nous laisser arracher des mains de Jésus, le vrai et bon pasteur. Que ni la peur ni la convoitise du monde ne nous fassent oublier la valeur et le prix du don de la vie que nous célébrons en ce temps de Pâques : cette vie qui nous a été obtenue et donnée à travers la mort et la résurrection de Jésus, notre Berger ; cette vie qui a pour prix le sang même de Jésus.

AMEN !
 

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11 mai 2019, 16:17