Mine d'or illégale au Pérou, 2019 Mine d'or illégale au Pérou, 2019 

L’archevêque de Trujillo dénonce le peu de cas fait de la vie humaine

«Assez de toutes ces morts qui endeuillent nos familles et provoquent la panique dans notre société»: c’est le cri lancé par l’archevêque de Trujillo, au Pérou après l’attaque samedi 2 décembre d’une mine d’or dans la province de Pataza, au cours de laquelle dix personnes ont été tuées.

Vatican News

Dix heures d’affrontements entre un groupe d’assaillants et des mineurs travaillant pour l’entreprise Poderosa: c’est le temps qu’a duré cette attaque perpétrée samedi 2 décembre dans la province de Pataz, région de La Libertad, dans le nord du Pérou. Sept gardiens de sécurité ont été tués alors qu’ils tentaient de repousser l’assaut. Trois mineurs ont également perdu la vie quand des explosifs ont été lancés dans une des galeries de la mine. En tout, 23 personnes ont été blessées. La police a pu arrêter seulement sept des assaillants, les autres ayant réussi à s’enfuir. Selon les autorités régionales, ils seraient liés à des mines d’or illégales.

Ce nouvel acte de violence dans le milieu minier a fait vivement réagir l’archevêque de Trujillo, Mgr Miguel Cabrejos Vidarte. Dans un communiqué publié ce dimanche 3 décembre, il interpelle les fidèles et les autorités: «comment un être humain peut enlever la vie à un autre de manière aussi lâche?», «la soif d‘argent ou de pouvoir est peut-être au-dessus de la valeur sacrée de la vie humanité?». Celui qui est aussi le président de la Conférence épiscopale s’insurge contre ces actes qui posent la question du respect des droits de l’Homme et en particulier «du droit inviolable de la vie», se demandant si la société péruvienne n’a pas atteint «des niveaux si misérables et inhumains» que plus personne ne se préoccupe de la vie des personnes.

«Assez de toutes ces morts qui endeuillent nos familles et provoquent la panique dans notre société», s’exclame-t-il. «Que ce fait détestable ne demeure pas impuni», ajoute-t-il. Pour cela, Mgr Cabrejos Vidarte exhorte la police, la justice et le gouvernement central à enquêter sur «cet assassinat cruel», à en identifier les auteurs et à les sanctionner de manière exemplaire, «appliquant toute la rigueur de la loi parce que le droit à la vie est au-dessus de tout».

 

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05 décembre 2023, 12:43