Selon le Saint-Siège, l’élimination totale des armes nucléaires est à la fois un défi et un impératif moral et humanitaire. Selon le Saint-Siège, l’élimination totale des armes nucléaires est à la fois un défi et un impératif moral et humanitaire.  

Mgr Gallagher à l'ONU: l'humanité veut un monde sans armes nucléaires

À l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination totale des armes nucléaires, le Secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États s'est exprimé devant les Nations-Unies, rappelant que les dépenses militaires absorbent des ressources qui pourraient être converties en aide.

Michele Raviart - Cité du Vatican

L'humanité réclame avec insistance l'abolition des armes nucléaires et la communauté internationale doit poursuivre ses efforts pour libérer le monde de la menace de la guerre atomique, en s'adressant en particulier aux dirigeants des pays qui possèdent un arsenal nucléaire. C'est ce qu'a souligné, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination totale des armes nucléaires, célébrée le 26 septembre, Mgr Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les relations avec les États du Saint-Siège, devant l'Assemblée générale de l’ONU réunie à New York pour commémorer et promouvoir les questions liées à la nucléarisation. 

La dissuasion contribue au statu quo

Pour le Saint-Siège, deux facteurs contribuent au maintien du statu quo nucléaire et au désarmement à distance.

D'une part, il y a la politique de dissuasion, «qui conduit à une course aux armements et génère une technologie déshumanisante qui entretient et exacerbe la méfiance entre les nations». En effet, comme l'a écrit le Pape Jean XXIII dans l’encyclique Pacem in Terris de 1963, la paix ne consiste pas en une répartition équitable des armements, mais uniquement en une confiance mutuelle.

“La course aux armements génère une technologie déshumanisante qui exacerbe la méfiance entre les nations”

Réduire les dépenses militaires, accroître le développement

D'autre part, il y a les dépenses exorbitantes de quelques États pour le développement et la production d'arsenaux nucléaires, «source d'inégalités croissantes, tant au sein des nations, qu'entre elles». «Alors que nous sommes confrontés à une pandémie de nature incertaine et que les effets du changement climatique s'aggravent, ajoute Mgr Gallagher, les États doivent réduire leurs dépenses militaires afin de répondre aux besoins humanitaires et aux exigences de notre Maison commune».

Comme le souligne le Pape François dans Fratelli tutti, l'objectif devrait être que ces dépenses militaires convergent vers un fonds mondial destiné à favoriser le développement des pays les plus pauvres.


La diplomatie du désarmement

Le Saint-Siège félicite également les 122 États membres qui ont voté, il y a quatre ans, en faveur de l'adoption du traité sur l'interdiction des armes nucléaires, entré en vigueur en janvier 2021, et encourage les États encore réticents à signer cet important accord. Les États dotés d'armes nucléaires sont invités à soutenir l'effort de désarmement sur la base du traité de non-prolifération.

Merci d'avoir lu cet article. Si vous souhaitez rester informé, inscrivez-vous à la lettre d’information en cliquant ici

29 septembre 2021, 08:00