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Le navire-hôpital "Pape François" sur les rives de l'Amazone, en juin 2020 Le navire-hôpital "Pape François" sur les rives de l'Amazone, en juin 2020 

Le Vatican s’engage pour un meilleur accès à l’eau dans des structures de soin

Depuis un an, le dicastère pour le Service du Développement humain intégral s’implique dans le projet WASH visant à améliorer l’accès à l’eau et les conditions d’hygiène dans des établissements de santé catholiques. Dans un communiqué, il fait part d’avancées concrètes et témoigne des espoirs que suscite cet engagement.

Le projet WASH, qui concerne l’accès à l'eau potable, à l'assainissement et à l'hygiène, a été élaboré par le dicastère avec des congrégations, des évêques, Caritas Internationalis et Global Water 2020. Il a été annoncé l'année dernière, en même temps que la publication du document "Aqua fons vitae". «L'importance des mesures d'hygiène est devenue encore plus évidente en raison de la Covid-19. Sans eau et sans procédures d'hygiène adéquates, des milliards de personnes sont en danger», alerte l’institution vaticane dans un communiqué paru ce dimanche 21 mars, à la veille de la Journée mondiale de l’eau.


En août dernier, le dicastère a envoyé une lettre à tous les évêques, les exhortant à contribuer à assurer des conditions répondant au projet WASH «dans tous les établissements de soins de l’Église catholique, de façon à y soigner les patients en sécurité, à éviter toute ultérieure propagation du Covid-19 ou d’autres maladies, et à protéger les professionnels de la santé ainsi que les aumôniers», s’assurant notamment que chacun soit en mesure de «faire face à une véritable situation de détresse dans des établissements de soins actifs dans les zones isolées ou pauvres».

Un appel entendu

Des conférences épiscopales, des diocèses, des congrégations – par exemple les Frères Hospitaliers de Saint-Jean de Dieu, gérant 400 centres sociaux et de santé dans 52 pays - et plusieurs Caritas ont déjà répondu à cet appel. Une évaluation détaillée est en cours dans environ 150 établissements (des petits dispensaires aux hôpitaux) dans 22 pays: des devis sont ainsi préparés afin de comprendre comment améliorer les conditions prévues par le projet WASH et s’aligner sur des normes appropriées par le biais d'infrastructures, d'équipements, de maintenance et de formation. Aloysius John, le secrétaire général de Caritas Internationalis, considère que cela aidera «à prévenir la propagation de nouvelles maladies et à garantir des soins décents aux patients dans les établissements de santé. Partout dans le monde, de nombreuses Caritas locales mènent des programmes similaires faisant en sorte que les paroisses, les communautés, les centres de santé et les écoles aient les moyens de protéger la santé des personnes qu'elles servent».

Des besoins accrus avec la pandémie

Les résultats préliminaires de l'évaluation révèlent un besoin urgent d'intervenir dans certaines zones. La présidente de l'Union mondiale des organisations féminines catholiques (UMOFC), María Lía Zervino, estime elle aussi que «l'appel du Dicastère est fondamental. Les femmes membres de l’UMOFC, qui travaillent sans relâche au niveau des organisations de base dans les différents continents, en s'occupant des familles défavorisées, des sans-abris et des personnes âgées vulnérables à la Covid-19, sont témoins du besoin terrible en eau potable qui manquait dans les zones à haut risque social avant même la pandémie. Sans investissements pour garantir que le droit à l'eau potable soit accessible également aux plus démunis, tous les efforts d'éducation en matière santé seront vains».

Les organisations qui souhaitent se joindre à cette initiative peuvent contacter le dicastère, est-il indiqué en conclusion du communiqué.

21 mars 2021, 12:56