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Francesca Di Giovanni, actuellement sous-secrétaire pour les Relations avec les États, ici lors d'une rencontre avec le Pape François en 2013. Francesca Di Giovanni, actuellement sous-secrétaire pour les Relations avec les États, ici lors d'une rencontre avec le Pape François en 2013. 

Francesca Di Giovanni appelle à promouvoir la dignité des femmes

La sous-secrétaire de la section pour les Relations avec les États, en charge du multilatéralisme, a pris la parole au nom du Saint-Siège dans le cadre de la visioconférence organisée le 1er octobre pour le 25e anniversaire de la Conférence de Pékin, la 4e Conférence mondiale sur les femmes, organisée en septembre 1995.

Malgré les progrès réalisés par les femmes au cours du dernier quart de siècle, Francesca Di Giovanni a remarqué que la propagation de la «culture du déchet» a provoqué «de nouvelles formes de pauvreté et d'exploitation pour de nombreuses femmes, ainsi que de nouvelles menaces pour leur vie et leur dignité».

Elle a mis en valeur quatre domaines d'intervention clés. Premièrement, «la sortie des femmes de la pauvreté», réalisée par «l'égalité d'accès à l'emploi, à la propriété, au capital, aux services financiers et à la technologie, l'égalité de rémunération pour un travail égal, une progression de carrière équitable et la reconnaissance des soins non rémunérés et du travail domestique». Le progrès économique des femmes, a ajouté la sous-secrétaire, «ne doit pas les obliger à choisir entre le travail et le désir d'avoir une famille», tout comme elles «doivent être reconnues comme des protagonistes dignes de leur développement intégral, qui implique leur pleine participation culturelle, sociale et politique».

Pour une égalité d'accès à l'éducation

Francesca Di Giovanni a ensuite évoqué le deuxième point, l'importance de l'éducation: de nombreuses filles et jeunes filles représentent en effet la majorité des enfants n’étant pas inscrits à l'école primaire, ce qui «favorise le cycle de l'inégalité». Une situation à laquelle l'֤Église catholique tente de remédier «en comblant les lacunes en de nombreux endroits par des milliers d'établissements d'enseignement, dont beaucoup sont dirigés par des religieux». Dans le même temps, le médecin a souligné la nécessité d'apporter «un soutien adéquat aux parents également» et leur «droit et responsabilité premiers d'éduquer leurs enfants».

En tant que troisième secteur crucial pour la promotion des femmes, elle a cité les soins de santé qui, souvent, ne sont pas accessibles aux femmes, notamment en ce qui concerne les soins de base et la nutrition et un assainissement adéquat. Elle a relevé que «plutôt que d'investir des ressources pour remédier à ces lacunes», «on a trop mis l'accent sur certains aspects de la santé sexuelle et reproductive des femmes, y compris la suppression de leur capacité maternelle». Le genre féminin, mérite mieux, et sa santé doit être traitée de manière plus holistique, en particulier dans les situations d'urgence, où ce qui est parfois considéré comme une solution immédiate conduit en fait à davantage de violence, d'isolement et de désespoir.

Lutter contre la déshumanisation liée à une culture hédoniste

Enfin, comme quatrième point, le médecin a mis en lumière «la déshumanisation et la violence dont souffrent de nombreuses femmes» en raison d'une «culture hédoniste et commerciale répandue qui les réduit à des objets sexuels, des produits de consommation, comme c'est le cas dans la pornographie, la GPA et la traite des êtres humains». Dans cette perspective, la diplomate du Saint-Siège a conclu son discours en invitant tout le monde, femmes et hommes, à relever ces défis. «Les femmes ont des dons particuliers qui peuvent renverser la culture des biens jetables et en compenser les effets», a-t-elle répété, en ajoutant que «chaque pas en avant pour les femmes est un grand pas en avant pour la culture et l'humanité authentiques».

Vatican News Service - IP

02 octobre 2020, 16:23