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Des Iraniennes brandissant des portables avec une photo du général Soleimani, le 3 janvier 2019 devant le bureau des Nations Unies à Téhéran. Des Iraniennes brandissant des portables avec une photo du général Soleimani, le 3 janvier 2019 devant le bureau des Nations Unies à Téhéran. 

Tensions USA-Iran : le nonce à Téhéran témoigne de l’inquiétude du Saint-Siège

Joint par téléphone à Téhéran, Mgr Leo Boccardi décrit la situation de tension et de protestation provoquée par l'assassinat du général Solemaini après le raid américain : il rappelle que les armes de la négociation et de la justice doivent être utilisées.

Amedeo Lomonaco - Cité du Vatican

L'escalade du conflit entre Washington et Téhéran, suite à la mort d'une des figures clés de l'establishment iranien, le général Qassem Soleimani, victime d'une attaque aérienne américaine, suscite l'inquiétude du Saint-Siège, le Pape François suivant l'évolution de la situation et priant pour la paix. Nous en avons parlé avec le Nonce Apostolique en Iran, Mgr Leo Boccardi :

«Le Pape a été informé de ce qui se passe en ces heures dans toute la région et aussi en Iran, après l'assassinat du général Solemaini. Tout cela suscite des inquiétudes et nous montre combien il est difficile de construire et de croire en la paix. La bonne politique est au service de la paix, toute la communauté internationale doit se mettre au service de la paix, non seulement dans la région mais dans le monde entier. Il est certain qu'il y a beaucoup de tension en Iran en ce moment. Il y a eu des manifestations où, après l'incrédulité, il y a eu de la violence, de la douleur et des protestations.

 

Un moment très difficile et très délicat. Qu'est-ce qui est important en ce moment ?

L'appel est de faire baisser la tension, d'appeler tout le monde à la négociation et de croire au dialogue en sachant, comme l'histoire nous l'a toujours appris, que la guerre et les armes ne sont pas les solutions aux problèmes qui affligent le monde aujourd'hui. Nous devons croire en la négociation. Nous devons croire au dialogue. Nous devons renoncer aux conflits et nous armer des autres armes de la justice et de la bonne volonté.

Pour utiliser ces " armes " de justice et de bonne volonté, que devons-nous faire?

Nous devons continuer à faire tous les efforts possibles pour porter la situation au Moyen-Orient à l'attention de la communauté internationale. Une situation qui doit être résolue et chacun doit être appelé à la responsabilité directe que nous avons. Pacta sunt servanda, dit une règle importante de la diplomatie. Et les règles de droit doivent être respectées par tous.»

03 janvier 2020, 18:55