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Les participants au Chemin de Croix pour l'Amazonie. Les participants au Chemin de Croix pour l'Amazonie.  

Un chemin de Croix pour l’Amazonie en marge du Synode

Cette "Via Crucis" pour les peuples d’Amazonie s’est tenu samedi 19 octobre, rassemblant divers pères synodaux et responsables indigènes pour une procession qui a relié le château saint-Ange à la place saint Pierre de Rome.

Delphine Allaire-Cité du Vatican

Faire dialoguer l’Evangile avec le cri qui surgit aujourd’hui de l’Amazonie. En dehors de la salle du synode d’où fusent depuis deux semaines des réflexions sur l’évangélisation, le ministère ou encore la protection de l’environnement en Amazonie, différents responsables indigènes, pères synodaux ou simples religieux et laïcs ont entamé samedi matin à Rome une Via Crucis. 

La Passion, résonnance amazonienne

Un chemin de croix reliant le château Saint-Ange à la basilique Saint-Pierre, et qui évoque à chacune de ses stations une problématique autochtone, manière de faire résonner le récit de la Passion avec les souffrances de la région. 

Marginalisation, inégalités sociales, indifférence ou encore dégradation de l’environnement, la vie indigène en Amazonie peut revêtir des allures de chemin de croix, comme le rappelle le cardinal Pedro Barreto, archevêque de Huancayo (Pérou) et vice-président du REPAM (le réseau ecclésial pan-amazonien), qui a pris part au pèlerinage: «Le chemin de croix du Christ se trouve aujourd’hui résolument en Amazonie. C’est pourquoi, à son image, comme peuple, nous cheminons depuis ces périphéries existentielles d’Amazonie jusqu’au centre du christianisme que représente Rome».  

«Toutes les croix du monde»

En toute solennité, des images de chemins de croix latino-américains, des tissus colorés, des grandes croix de bois, sur un fond de chants indigènes, viennent compléter la petite troupe cheminant vers Saint-Pierre. Parmi elle, aussi, des évêques africains, à l’instar de Mgr Bertrand Appora, évêque de Bambari (Centrafrique) venu «éveiller les consciences à la souffrance», et «sensibiliser à ce poumon écologique amazonien», qui lui rappelle les problématiques du bassin du Congo et de la forêt équatoriale. Ainsi «la croix de l’Amazonie» est unie à toutes celles du monde. 

Néanmoins, après la Passion vient toujours la Résurrection, espèrent les pères synodaux participants au chemin de croix. Ils s’apprêtent à débuter leur troisième et ultime semaine de travaux, avant la messe de conclusion présidée par le Pape François, place saint-Pierre, dimanche 27 octobre à 10h00. 

Un Chemin de Croix amazonien vers Saint-Pierre

 

 

19 octobre 2019, 13:32