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Le Golgotha- Basilique du Saint Sépulcre Le Golgotha- Basilique du Saint Sépulcre 

Collecte du Vendredi Saint: le cardinal Sandri appelle à soutenir l’Église de Jérusalem

Cette année encore, la collecte du Vendredi Saint veut montrer la solidarité de l’Église universelle avec la Terre Sainte; l’initiative est née de la volonté des Papes de maintenir un lien fort entre les chrétiens du monde entier et les Lieux Saints de la Rédemption.

Cette collecte, effectuée le Vendredi Saint, est l’une des sources principales de soutien financier dévolu à assurer la vie et l’entretien des sanctuaires. D’une manière très concrète, elle permet à l’Église de se tenir aux côtés des communautés ecclésiales du Moyen-Orient, de Jérusalem à l’Irak, de Chypre à l’Égypte, en passant par la Syrie ou l’Érythrée.

Vivre la Semaine Sainte en suivant Jésus

Dans une lettre, le préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, le cardinal Leonardo Sandri, rappelle que cette quête se tient durant la Semaine Sainte, cœur de l’année liturgique, alors que «nous repartons dans les lieux et événements qui ont changé le cours de l’Histoire et de l’existence personnelle de chacun d’entre nous».  Nous commençons avec l’entrée de Jésus à Jérusalem et nous le suivons, écrit le cardinal, au cénacle ensuite à Gethsémani et au Sépulcre duquel il ressuscite.

Penser aux témoins du Christ en Terre Sainte

«En revivant les mystères de notre salut, peut-on lire dans la lettre, nous pensons avec une plus grande intensité à nos frères et sœurs qui vivent et témoignent la foi en Jésus mort et ressuscité en Terre Sainte, et nous leur exprimons notre solidarité dans la charité». Le cardinal argentin rappelle, à l’instar du Pape François, qu’en suivant Jésus dans la Semaine Sainte, nous apprenons  à «sortir de nous-mêmes pour aller à la rencontre des autres, aux périphéries de l’existence». Et comme St Paul VI dans son exhortation apostolique Nobis in animo, qui institua la collecte, il fait remarquer la place privilégiée que l’Église de Jérusalem et la ville trois fois sainte occupent dans les priorités du Saint-Siège.

La réalité du Moyen-Orient: espérer la paix

«Encore aujourd’hui, ajoute le préfet, le Moyen-Orient assiste à un processus qui a lacéré les relations entre les peuples de la région, créant une situation d’injustice telle qu’espérer la paix devient presque téméraire»,  «une couche épaisse de ténèbres: guerre, violence et destruction, occupations et formes de fondamentalisme, migrations forcées et abandon, le tout dans le silence de beaucoup et avec la complicité de beaucoup», ainsi que le déplorait le Pape François à Bari, au cours de la rencontre de prière avec les chefs des Églises orientales (juillet 2017).

Générosité pour les Églises de Jérusalem

L’Église a réagi à tout cela, à partir de la seconde moitié du siècle dernier, en augmentant les œuvres pastorales, sociales, culturelles et caritatives au bénéfice de la population locale sans distinction et des communautés ecclésiales de Terre Sainte. Mais, souligne encore le cardinal, «afin que la présence chrétienne bimillénaire (…) puisse  survivre et même consolider sa présence de manière active et œuvrer au service des autres communautés avec lesquelles elle doit cohabiter, il est nécessaire que les chrétiens du monde entier  se montrent généreux, en faisant affluer à l’Église de Jérusalem la charité de leur prière, la chaleur de leur compréhension et le signe tangible de leur solidarité».

19 avril 2019, 13:42