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Vatican News
Mgr Gallagher, ici lors d'un colloque organisé au Parlement italien en novembre 2018. Mgr Gallagher, ici lors d'un colloque organisé au Parlement italien en novembre 2018.  (ANSA)

Mgr Gallagher invite à développer une “culture de la paix”

Le Secrétaire pour les Relations avec les États a prononcé un discours dans le cadre du séminaire “Former les opérateurs de paix” organisé par l’université du Latran.

Mgr Gallagher a rappelé que la paix nécessite des apports complexes et dynamiques, et qu’elle nécessite donc des apports universitaires et interdisciplinaires, pour la préserver et prévenir l’irruption d’éventuels conflits. «Une authentique culture de paix ne peut pas se limiter seulement aux problèmes liés à l’usage de la force ou aux obligations qui incombent aux États en matière de désarmement et de lutte au terrorisme, mais elle demande l’effort de prévenir les causes qui peuvent déclencher des divisions, des conflits et des guerres.»

Les opérateurs de paix peuvent être des politiques, des militaires, des prêtres, ou tout simplement des hommes et des femmes de bonne volonté actifs dans la société civile. Il ne faut pas se limiter à la dimension purement politique, mais aussi s’intéresser «à la dimension de l’éthique, à la conscience morale, à l’expérience religieuse en donnant des idées, du sens, et, surtout, des témoignages, plus que jamais nécessaires dans les relations internationales», a-t-il expliqué.

Il a expliqué que le modèle onusien avait permis de développer de nombreuses régulations et un développement significatif du droit international, mais qu’il ne parvient pas à empêcher de nombreuses violations. Au-delà des seuls aspects juridiques et des équilibres diplomatiques, il faut donc sensibiliser les consciences à une «culture de la paix», comme le Pape François s’y emploie.

Face aux déstabilisations, garantir les droits de tous

Les défis restent nombreux, notamment «l’activité terroriste, les crises économiques et les dangers liés au manque de respect de la maison commune et de l’œuvre de création, qui sont maintenant devenus des éléments de déstabilisation de la vie intérieure et internationale, et laissant un long sillage de peur, de défiance, de manque de respect réciproque entre les pays».

La paix n’est donc pas seulement l’absence de guerre, mais une garantie des droits humains et du développement pour tous, comme l’indique l’article 1 de la Déclaration sur le droit des peuples à la paix, adoptée par les Nations Unies en 2016. Il faut donc prendre en compte tous les acteurs de la vie internationale avec leur spécificité, alors que souvent les négociations manquent d’un «fondement anthropologique, éthique, culturel».

La paix ne peut pas s’appuyer sur la seule «force des vainqueurs», mais doit prendre en compte «la promotion des légitimes aspirations des peuples, la protection des droits humains, le respect des résultats électoraux, les formes de justice de transition et une solidarité renouvelée qui soutienne des formes de coopération concrète pour le développement». Toutes ces notions sont au cœur de l’action diplomatique du Saint-Siège sur le plan international.

28 février 2019, 17:51