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L'observateur permanent du Saint-Siège à l'Onu, Mgr Bernardito Auza. L'observateur permanent du Saint-Siège à l'Onu, Mgr Bernardito Auza. 

À l’Onu, le plaidoyer du Saint-Siège pour le dialogue interreligieux

Le document sur la Fraternité humaine signé lundi à Abou Dhabi par le Pape François et le Grand-Imam d’Al-Azhar était au cœur du discours tenu hier par Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège au siège de l’Onu à New York, sur le thème «Le dialogue interreligieux de New York : construire la cohésion sociale et des communautés inclusives».

Reprenant les thèmes développés dans le Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, Mgr Auza a rappelé que les authentiques enseignements religieux contribuent à la paix, à la vraie liberté, à combattre le terrorisme, à garantir l’accès à l’instruction et au travail surtout pour les femmes, à protéger les enfants, les plus âgés et les plus faibles.

Son intervention, organisée dans le cadre de la Semaine de l’harmonie interreligieuse de l’Onu, a été l’occasion pour le représentant du Saint-Siège d’offrir à tous les participants une copie de de Document. «La vraie piété religieuse implique toujours d’aimer Dieu et le prochain, a-t-il insisté, en expliquant que les religieux et les personnes de foi doivent être des canaux de fraternité».

Dans une époque de grande polarisation et de fragmentation sociale, le dialogue interreligieux peut montrer à toute la société comment se confronter sur les questions les plus importantes et comment travailler d’une façon respectueuse. Il mène aussi à travailler ensemble sur les projets d’aide aux pauvres. Enfin, «dans un monde où certains cherchent à ostraciser Dieu des espaces publics», la collaboration entre croyants aide à «assurer que le nom de Dieu ne soit pas oublié et que l’amour de Dieu surtout envers les personnes les plus dans le besoin ne se refroidisse jamais dans les cœurs humains».

Contrer la violence

Le dialogue interreligieux rend possible un témoignage concerté contre la violence sur fond religieux et «fournir un moyen pour nettoyer les marécages dans lesquels un tel extrémisme se reproduit», a-t-il expliqué. Il n’aide donc pas seulement à surmonter le manque de compréhension réciproque, qui peut amener à traiter les autres comme des ennemis plutôt que comme des frères, mais peut aussi faire en sorte que les valeurs religieuses, qui se transmettent de génération en génération, soient celles qui promeuvent l’harmonie et non pas la haine.

Enfin le dialogue interreligieux exalte le témoignage des religions sur l’importance de la dimension transcendante de la vie humaine. Mgr Auza souhaite que cette conversation soit un pas vers le véritable développement et la paix.

06 février 2019, 19:01