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Le cardinal Turkson, Mgr Spengler et Paolo Ruffini lors du point presse du 16 octobre 2018. Le cardinal Turkson, Mgr Spengler et Paolo Ruffini lors du point presse du 16 octobre 2018. 

Point presse du Synode: apprendre à être proche et solidaire du monde

Lors de la conférence de presse, le cardinal Sako, l’un des présidents délégués du Synode a invité à «trouver un autre langage qui soit compréhensible pour les jeunes».

Amedeo Lomonaco – Cité du Vatican

Le Synode est une école, une expérience de dialogue qui «aidera à changer la pastorale», et non un Parlement politique, a expliqué le cardinal Sako. «L’important, c’est ce que nous apportons à nos jeunes», en écoutant leurs espérances et leurs peurs. «L’Église est sortie du palais, elle est très proche et solidaire avec le monde». En se référant à la guerre en Syrie et en Irak, le Patriarche de Babylone des Chaldéens a souligné qu’il faut «encourager les chrétiens à rester sur place, les aider à avoir un travail, à réparer leurs maisons». Il remarque que les prédications anti-chrétiennes deviennent de plus en plus rares dans les mosquées, ce qui représente une évolution plutôt positive et encourageante.

Le Synode est un manuel pour la vie

Le cardinal Peter Turkson, préfet du Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, a souligné que chaque enfant a besoin d’un «manuel pour la vie», afin qu’il puisse trouver sa place dans la société. «Le Synode fait partie d’un travail qui peut aider les jeunes à composer leur manuel pour la vie.» «Nous demandons aux jeunes d’écouter», a-t-il expliqué.

La plaie de la drogue

Mgr Jaime Spengler, archevêque de Porto Alegre, au Brésil, a rappelé qu’il y a une plaie qui afflige de nombreux jeunes en Amérique du Sud : c’est le drame de la drogue. Au Brésil, «il y a de nombreux secteurs et forces politiques qui veulent la libéralisation de certains types de drogue. Et la société ne s’implique pas pour accompagner ces personnes. Ils sont les crucifiés d’aujourd’hui que la société a du mal à regarder.» L’Église en Amérique du Sud est engagée dans un travail extraordinaire et cherche à aider les jeunes à sortir du tunnel de la drogue. Mais les familles qui vivent cette réalité difficile sont très nombreuses.

Protagonistes et non spectateurs

Sœur Maria Luisa Berzosa, directrice du mouvement “Fe y Alegria” en Espagne, a affirmé que pour cette première expérience synodale, elle s’est sentie «impliquée parce que je veux défendre l’Église de l’intérieur et non pas être une spectatrice». L’Église doit être «plus présente comme Peuple de Dieu et non seulement comme hiérarchie». La religieuse espagnole dit aussi espérer que plus de femmes soient invitées dans les prochains Synodes.

Rédaction du document final

Paolo Ruffini, préfet du Dicastère pour la Communication et président de la Commission pour l’information du Synode, a évoqué les thèmes qui ont rythmé la journée. Un grand espace a été donné au phénomène des migrations et, parmi les propositions exprimées, émerge celle de «créer un réseau de paroisses du monde entier». Paolo Ruffini a aussi rappelé que la Commission pour la rédaction du document final prépare un document qui sera lu dans la Salle, où l’on pourra proposer des modifications, des suggestions. Le document final sera «lu intégralement lors de la dernière journée du Synode, et il sera ensuite voté point par point».

16 octobre 2018, 20:04