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Le Pape s'adressant aux cardinaux Sako et Da Rocha lors de la congrégation générale du 5 octobre 2018. Le Pape s'adressant aux cardinaux Sako et Da Rocha lors de la congrégation générale du 5 octobre 2018. 

Synode: l’Église doit être un réseau d’accompagnement pour les jeunes

Le deuxième point presse quotidien du Synode s’est tenu en Salle de Presse du Vatican, ce vendredi 5 octobre, en présence de Mgr Manuel Ochogavia Barahona, père synodal élu par la conférence épiscopale du Panama, Mgr Anthony Colin Fisher, représentant l’Australie, et une jeune auditrice de Madagascar, Tahiry Malala Marion Sophie Rakotoroalahy.

L’écoute et l’empathie ont une nouvelle fois été des notions centrales relevées lors du point de presse. Le président de la Commission synodale pour l’Information, Paolo Ruffini, a expliqué qu’au cours des 3e et 4e congrégations générales ont été notamment abordés les thèmes de la paternité et de la maternité ainsi que la question de la chasteté et de la théorie du genre, tout comme les défis de l’ère numérique.

L’archevêque de Sydney, Mgr Anthony Colin Fisher, a demandé pardon pour les affaires d’abus, qui ont touché avec une ampleur particulière l’Église dans son pays, l’Australie. «Nous aurions dû nous assurer que l’Église soit une place plus sûre pour les enfants», a déclaré l’archevêque australien. «Nous éprouvons de la honte pour ce qui s’est passé». «Il y a beaucoup de jeunes et d’anciens jeunes qui ont été blessés», a-t-il ajouté, des personnes dont la confiance a été trahie : «L’Église doit leur parler à eux, et non pas parler d’eux comme s’ils étaient un phénomène.»

Mais Mgr Fisher a aussi évoqué le grand «réalisme» des interventions au Synode, et «l’espérance» qui se manifeste vis-à-vis des jeunes. Il est revenu aussi sur les fruits des JMJ de Sydney en 2008, en souhaitant que le Panama puisse aussi vivre les fruits du rassemblement organisé en janvier prochain.

Représentant ce pays d’Amérique, Mgr Manuel Ochogavia Barahona a expliqué le grand travail mené en Amérique latine et dans les Caraïbes pour la formations des jeunes. «Les jeunes sont un espace dans lequel Dieu nous parle», a-t-il expliqué, invitant l’Église à ressentir de la compassion à l’égard des jeunes.

Une auditrice venue de Madagascar s’est enfin exprimée en français. Tahiry Malala Marion Sophie Rakotoroalahy, présidente nationale des Étudiants catholiques a expliqué que le Synode est un «point de départ» et «une vraie bénédiction» pour les jeunes, qui «doivent être les apôtres des autres jeunes». En parlant de façon particulière de sa propre réalité, elle a aussi appelé à une meilleure attention à la liturgie, de façon à contrer le phénomène des sectes, qui se développe dangereusement à Madagascar.

 

05 octobre 2018, 20:28