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Le Pape rencontrant le Conseil suprême Sangha des moines bouddhistes de Birmanie, en novembre 2017. Le Pape rencontrant le Conseil suprême Sangha des moines bouddhistes de Birmanie, en novembre 2017. 

Chrétiens et bouddhistes unis contre la corruption

Promouvoir une culture libérée de la corruption, en encourageant les croyants à croitre dans l’intégrité morale, dans le sens de l’équité et de la responsabilité: c’est le souhait adressé par le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux aux fidèles bouddhistes, à l’occasion de la fête de Vesakh.

Manuella Affejee- Cité du Vatican

Les traditions religieuses, chrétienne et bouddhiste, condamnent fermement le mal de la corruption. En février dernier, «non à la corruption» était d’ailleurs l’intention de prière du Pape François, particulièrement sensible à la question, rappelle le message signé par le cardinal Tauran, et Mgr Miguel Ayuso Guixot, respectivement président et secrétaire du dicastère. Pour les bouddhistes, la corruption est «un état d’esprit malsain, qui engendre la souffrance et contribue à une société malade», généré par «trois toxines principales : l’avidité, la haine et la désillusion ou l’ignorance». Le second précepte bouddhiste enseigne d’ailleurs à ne pas prendre ce qui n’a pas été offert.

Nonobstant cette condamnation unanime, force est de reconnaitre que certains croyants, chrétiens et bouddhistes, «participent à des pratiques de corruption et au pillage du patrimoine national».  «Les personnes sont scandalisées par le nombre de dirigeants politiques incompétents et corrompus, l’absence de législation efficace ou d’enquêtes judiciaires sur les cas de corruption majeurs», qui ont pour effet de favoriser l’émergence de mouvements populistes, «parfois motivés et soutenus par le fondamentalisme religieux», constatent les signataires du message.

«La corruption ne peut être résolue avec le silence» affirment le Cardinal Tauran et Mgr Guixot qui invitent chrétiens et bouddhistes, forts de leur enseignement éthique respectif, à coopérer ensemble, de concert avec la société civile, afin de dénoncer ce mal, et de faire en sorte que les décideurs publics «qui pillent les ressources nationales soient responsables de leurs actions, indépendamment de leur appartenance ethnique, religieuse, politique ou de classe».

«Chers amis, puissions-nous nous engager activement à promouvoir au sein de nos familles et de nos institutions sociales, politiques, civiles et religieuses un environnement exempt de corruption à travers une vie d’honnêteté et d’intégrité», conclut le message.

La fête du Vesak, jour de la pleine lune du mois de mai, est le jour le plus sacré pour des millions de bouddhistes à travers le monde. Elle commémore à la fois le jour de naissance de Bouddha, son illumination et sa mort.

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11 avril 2018, 16:51