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Prédication du père Cantalamessa. Prédication du père Cantalamessa.  (Vatican Media)

Quatrième prédication de Carême du père Cantalamessa

Le prédicateur de la Maison Pontificale, le père Raniero Cantalamessa, a prononcé ce vendredi 16 mars sa quatrième prédication du Carême. Le capucin s’est concentré sur la place de l'obéissance dans la vie chrétienne.

Le père Raniero Cantalamessa a développé sa quatrième prédication de Carême sur le thème de l'obéissance présentée par Paul dans la Lettre aux Romains: «Que chacun se soumette aux autorités en charge».

Saint Paul et les autres disciples de Jésus faisaient leurs premiers pas dans la société avec l'attitude de ceux qui suivaient quelqu'un dont le royaume «n'est pas de ce monde». Ils commencèrent à comprendre que «l’obéissance à l’État n’est qu’une conséquence et un aspect d’une obéissance bien plus importante que l’Apôtre appelle "l’obéissance à l’Évangile"», dit le père Cantalamessa. Chaque type d'obéissance chrétienne doit être enraciné non pas dans l'obéissance aux êtres humains, mais à Dieu.

Le père Cantalamessa utilise l'image du fil principal d'une toile d'araignée. L'araignée a utilisé ce «fil d’en haut» pour construire sa toile et une fois fait, «c'est lui qui, du centre, soutient toute la toile tissée ; sans lui, tout s’affaisse. Si l’on détache un fil latéral (j'ai moi-même essayé une fois), l’araignée accoure et répare rapidement sa toile, mais si l’on coupe le fil qui vient d’en haut, elle s’éloigne : n’y a plus rien à faire». Telle est l'obéissance dans tout organisme humain, y compris l'Église.

L'obéissance du Christ

Le père Cantalamessa a ensuite évoqué le cas de Jésus, qui est défini dans l'Écriture comme «l'obéissant». C'est son obéissance qui, selon Saint Paul, nous rend justes. Jésus «s’est fait obéissant jusqu’à la mort» (Phil 2,8) et «apprit, de ce qu’il souffrit, l’obéissance» (He 5,8-9). Nous devons aussi comprendre la «nature de cet acte d'obéissance», a dit le père Cantalamessa. C'est «l’antithèse exacte de la désobéissance d’Adam». «À l’origine de toutes les désobéissances, il y a une désobéissance à Dieu et à l’origine de toutes les obéissances il y a l’obéissance à Dieu

Le Christ, «l'obéissant», est le chef de ceux qui choisissent d'être «obéissants, en opposition à Adam qui est le modèle des désobéissants», poursuit le père Cantalamessa. En tant que chrétiens, Paul nous dit que les chrétiens se sont librement soumis à Christ le jour du baptême. Par conséquent, «dans le baptême a eu lieu un changement de maître, un changement de camp: du péché à la justice, de la désobéissance à l’obéissance, d’Adam au Christ».

Obéissance dans la vie quotidienne

«Maintenant c’est notre tour», conclut le père Cantalamessa. «Toute notre vie, jour après jour, peut être vécue à la lumière de ces paroles : "Voici, je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté!" Le matin, au commencement d’une nouvelle journée, puis, en allant à un rendez-vous, à une rencontre, en commençant un nouveau travail : "Voici, je  viens pour faire, ô Dieu, ta volonté!"»

16 mars 2018, 15:22