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Le Pape recevant en audience les évêques du Pakistan Le Pape recevant en audience les évêques du Pakistan  (ANSA)

Les évêques du Pakistan en visite Ad Limina rencontrent le Pape

Le Pape François a reçu ce jeudi 15 mars 2018 au Vatican les évêques du Pakistan en visite ad Limina.

Giada Aquilino- Cité du Vatican

Selon le témoignage de Mgr Joseph Arshad, archevêque d’Islamabad-Rawalpindi et président de la conférence épiscopale, cette rencontre avec le Souverain Pontife a été «très amicale», «comme une famille qui parle de ses problèmes». Et ils sont nombreux dans ce pays où les chrétiens ne représentent que 2% d’une population majoritairement musulmane, et doivent faire face aux persécutions, discriminations, et autres accusations de blasphème.

Les discriminations et le cas Asia Bibi

Les discriminations sociales touchent en réalité autant les chrétiens que les musulmans, prend soin de préciser Mgr Arshad, dans un pays où l’inégalité des richesses est criant. Les accusations de blasphème restent une problématique complexe ; le cas d’Asia Bibi, en prison depuis 3 000 jours, en est un exemple emblématique. Il y a quelques jours, le Pape François recevait au Vatican plusieurs membres de sa famille, les assurant de sa prière pour elle. De sa prison, la mère de famille chrétienne peut désormais prier avec le chapelet que le Pape avait offert à son intention à son mari.

Inquiétudes pour les minorités

La situation des chrétiens au Pakistan demeure donc un sujet de préoccupation. Le 2 mars dernier marquait d’ailleurs le 7e anniversaire de l’assassinat du ministre Shahbaz Bhatti, tué par un extrémiste musulman. Ces derniers jours, plusieurs agences de presse ont rapporté que la Haute Cour d’Islamabad a confirmé l’obligation pour tous les citoyens de communiquer la religion d’appartenance lors de la demande de documents d’identité. Ces derniers jours, plusieurs agences de presse ont rapporté que la Haute Cour d’Islamabad a confirmé l’obligation, pour tous les citoyens, de communiquer leur religion d’appartenance, lors de la demande de documents d’identité. Des activistes et défenseurs des droits de l’Homme ont aussitôt fait part de leurs craintes pour les minorités religieuses du pays.

De timides progrès

Mgr Arshad a voulu néanmoins rappeler les pas en avant accomplis par le gouvernement au regard, justement, de la loi sur le blasphème, et l’engagement de l’Eglise pakistanaise en faveur du dialogue interreligieux, «très important pour maintenir de bonnes relations avec les leaders religieux musulmans». Dans cette perspective, l’archevêque ne cache pas le rêve caressé par ses frères évêques : une visite du Pape François au Pakistan, «si les circonstances le permettent», car, ajoute-t-il, «le Pape nous aime».

15 mars 2018, 17:20