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Le Pape François lors de l'audience générale du 14 février 2018. Le Pape François lors de l'audience générale du 14 février 2018.  (AFP or licensors)

Neuf nouveaux membres pour la Commission de protection des mineurs

La Salle de Presse du Saint-Siège a rendu publique ce midi la nouvelle composition de la Commission pontificale pour la Protection des Mineurs. Le cardinal Sean O’Malley, archevêque de Boston, est reconduit à la présidence de cette Commission. Par ailleurs, sept membres sont reconduits et neuf nouveaux membres ont été nommés, représentant les cinq continents et une grande diversité d’expertise.

Cyprien Viet - Cité du Vatican

Parmi les nouveaux membres figurent deux religieuses, une Britannique, sœur Jane Bertelsen, des Franciscaines Missionnaires de la Maternité Divine, et une Indienne, sœur Arina Gonsalves, de la Congrégation de Jésus et Marie, une congrégation fondée en France au XIXe siècle, et qui vient en aide aux enfants de la rue.

Les sept autres membres sont des laïcs. Représentant l’Europe, la théologienne néerlandaise Myriam Wiljens, professeur de droit canonique, a été consultante dans plusieurs pays sur des dossiers d’abus commis par des religieux, notamment en Irlande, en Allemagne, aux Pays-Bas, ainsi qu’au Canada. Figure également sur la liste Ernesto Caffo, psychiatre connu en Italie pour ses travaux sur l’enfance et l’adolescence, et fondateur du Téléphone bleu, une organisation de protection de l’enfance.

L’Océanie est représentée par un juge australien, Neville John Owen, et par une femme des Iles Tonga, Sinalelea Fe’ao, qui travaille dans des écoles catholiques de cet archipel.

Pour l’Afrique, Benyam Dawit Mezmur, est un universitaire de nationalité éthiopienne, consultant de plusieurs organisations internationales comme l’Unicef ou l’ONG Save the Children, spécialiste des questions liées à l’adoption.

Pour l’Amérique, Nelson Giovanelli Rosendo dos Santos est un Brésilien, fondateur d’une organisation d’aide aux toxicomanes. Enfin, l’Américaine Teresa Kettelkamp, ancienne membre du Comité de Protection de l’enfance de l’épiscopat américain de 2005 à 2011, qui avait déjà été embauchée par la Commission en janvier 2016, en est nommée formellement membre.

L’écoute des victimes, priorité des travaux de la Commission

 

Ces nouvelles nominations reflètent «le défi de créer dans différents contextes culturels des structures pour la protection», explique la Commission de Protection des Mineurs dans un communiqué. Les nouveaux membres, parmi lesquels figurent des victimes d’abus, s’engageront dans l’écoute des victimes, notamment lors de la session d’ouverture de leur assemblée plénière, en avril prochain. Cette démarche se poursuivra sur le long terme avec l’objectif de créer un “groupe consultatif international des survivants”, une structure qui suivrait le modèle du “Survivor Advisory Panel”, mis en place par la conférence des évêques d’Angleterre et du Pays de Galles.

L’objectif spécifique de la Commission est de faire au Pape des propositions liées aux meilleures initiatives pratiques pour protéger les mineurs et les adultes vulnérables des crimes de l’abus sexuel, et de promouvoir la responsabilité locale dans les Églises particulières pour la protection de tous les enfants, des jeunes et des adultes vulnérables.

La Commission précise que depuis sa création, en 2014, elle a travaillé avec près de 200 diocèses et communautés religieuses du monde entier pour développer la prise de conscience et l’éducation des personnes, à tous les niveaux de leur vie, dans les maisons, les paroisses, les écoles ou encore les hôpitaux.

Reconduction de sept membres de la Commission sortante

 

Parmi les sept personnes reconduites figurent notamment le père Hans Zollner, jésuite allemand qui dirige le Centre pour la protection des mineurs de l’université Grégorienne à Rome, ou encore l’ancienne Première ministre de la Pologne, Hanna Suchocka. La liste compte aussi Mgr Luis Manuel Ali Herrera (Colombie), directeur du département de psychologie au séminaire de l'archidiocèse de Bogotá, le docteur Gabriel Dy-Liacco (Philippines), psychothérapeute, Sœur Kayula Gertrude Lesa (Zambie), auteur d'ouvrages sur la protection des mineurs, Sœur Hermenegild Makoro (Afrique du Sud), sœur missionnaire du Précieux-Sang, et  Mgr Robert Oliver (Etats-Unis), secrétaire de la Commission.

«Tolérance zéro» contre les abus

 

Cette commission pontificale avait été instituée le 22 mars 2014. Un ans après son élection chirographe du Pape François avait établi cette commission, en précisant que son devoir spécifique seront de lui proposer «les initiatives les plus opportunes pour la protection des mineurs et des adultes vulnérables, et de réaliser tout ce qui est possible pour assurer que des crimes comme ceux qui sont arrivés n’aient plus à se répéter dans l’Église».

Ses statuts avaient été promulgués le 21 avril 2015. La commission pontificale pour la Protection des Mineurs est définie commue «une institution autonome reliée au Saint-Siège, ayant une personnalité juridique publique. La Commission a une fonction consultative», au service du Saint-Père.

Lors de son discours aux membres de la Commission, le 21 septembre 2017, le Pape avait martelé que «d’une façon irrévocable et à tous les niveaux, l’Église entend appliquer le principe de tolérance zéro contre les abus sexuels sur mineurs».

La réaction d'Ernesto Caffo

 

 

 

17 février 2018, 13:07