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Un gendarme en faction devant une porte du Vatican. Un gendarme en faction devant une porte du Vatican. 

Inauguration de l’année judiciaire au Tribunal du Vatican

Comme c’est la tradition, l’année judiciaire du Tribunal de l’État de la Cité du Vatican s’est ouverte avec une messe présidée par le Secrétaire d’État du Saint-Siège, et avec le rapport du promoteur de justice, Gian Piero Milano, sur l’ensemble des activités du tribunal en 2017.

Amedeo Lomonaco – Cité du Vatican

 

Le rapport du promoteur de justice évoque notamment les efforts assumés par la justice vaticane dans la lutte contre la criminalité financière. Il est souligné que «des pas en avant significatifs» ont été accomplis, dans le contexte de la mise en adéquation des procédures de transaction avec les lois internationales. Il rappelle «l’engagement du Saint-Siège d’intégrer les principes et instruments juridiques adoptés par la communauté internationale en matière de prévention contre le recyclage et le financement du terrorisme». Gian Piero Milano précise que durant le quinquennat 2013-2017 a été saisie une somme cumulée de plus de 22 millions d’euros. Le processus de sélection et de réduction de la clientèle de l’IOR (Institut pour les œuvres de religion) a permis de réduire les espaces pour d’éventuelles pratiques de recyclage. Par ailleurs, des enquêtes sont en cours concernant d’éventuels délits commis dans la gestion de l’IOR par d’anciens dirigeants.

Sur le plan de la délinquance ordinaire survenue sur le territoire du Vatican, le promoteur de Justice précise qu’au cours de l’année 2017, une soixantaine de personnes ont été arrêtées au total, parmi lesquelles cinq personnes arrêtées pour des vols commis dans les espaces accessibles au public (Musées, basilique Saint-Pierre, etc…).

Dans son homélie, le cardinal Parolin a souligné que «chaque juge, mais surtout le juge pénal, ne devrait jamais oublier que face à lui il y a toujours un homme même s’il est délinquant, et surtout s’il est délinquant : un homme qui a chuté, l’homme perdu, l’homme en proie aux remords, à la peur, au mépris».

Le Secrétaire d’État a indiqué deux qualités nécessaires au jugement, au discernement et à l’équilibre : «discernement de la réalité fait de prudence, de réflexion, d’étude, et il faut le souhaiter, aussi, de prière : la capacité de demander conseil dans le doute, la pondération scrupuleuse des éventuelles conséquences positives et négatives (…), à la lumière du critère de proportionnalité, l’évaluation de la complexité de la réalité dans laquelle le bien et le mal sont presque toujours entremêlés», a précisé le cardinal Parolin.

03 février 2018, 19:25