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Le Pape François lors de l'audience générale, le 21 septembre 2022. Le Pape François lors de l'audience générale, le 21 septembre 2022.  

Audience générale: «le Kazakhstan, un pays de rencontre»

Au cours de l’audience générale de ce mercredi 21 septembre place Saint-Pierre, le Pape François est revenu dans sa catéchèse sur ses moments vécus lors de son 38ème voyage apostolique, effectué du 13 au 15 septembre 2022, au Kazakhstan à l’occasion du VII Congrès des religions mondiales et traditionnelles.

 Myriam Sandouno – Cité du Vatican

La raison principale de ce voyage était de participer au Congrès des dirigeants des religions mondiales et traditionnelles. Cette initiative menée depuis vingt ans par les autorités kazakhes, se présente au monde comme un lieu de rencontre et de dialogue au niveau religieux. Et donc, estime le Pape François, «comme un protagoniste de la promotion de la paix et de la fraternité humaine». Une image peut bien représenter tout cela: une immense salle circulaire, équipée des instruments technologiques les plus modernes avec, au centre, une énorme table ronde où les chefs religieux étaient assis. Tout autour d'eux étaient disposées les délégations de diverses institutions et organismes internationaux.

Cela signifie, pour le Pape «qu'il faut placer les religions au centre de l'effort visant à construire un monde où l’on s’écoute les uns les autres et où l’on se respecte également dans la diversité». Le Pape salue l'effort du gouvernement du Kazakhstan qui «après s'être libéré du joug du régime athée, propose aujourd'hui une voie de civilisation qui associe politique et religion, sans les confondre ni les séparer, en condamnant clairement le fondamentalisme et les extrémismes».

Un long parcours

Lors de ce VII Congrès des dirigeants des religions mondiales et traditionnelles, les participants ont discuté et approuvé une déclaration finale, qui s'inscrit, dit le Pape, dans la continuité de celle signée à Abu Dhabi en février 2019 sur la fraternité humaine. Interprétant ce pas en avant comme le fruit d'un long parcours.

Le Souverain pontife se souvient de l'historique rencontre interreligieuse pour la paix convoquée par saint Jean-Paul II à Assise en 1986, du regard «clairvoyant» de saint Jean XXIII et de saint Paul VI mais aussi de grandes âmes d'autres religions, citant Mahatma Gandhi. Le Pape François a eu pensée également pour «les martyrs, les hommes et les femmes de tous âges, langues et nations, qui ont payé de leur vie leur fidélité au Dieu de la paix et de la fraternité». Les moments solennels sont importants, dit-il, mais ensuite «c'est l'engagement quotidien, c'est le témoignage concret qui construit un monde meilleur pour tous».

La vocation du Kazakhstan

Le voyage du Saint-Père dans ce pays d’Asie centrale a été une occasion de discuter et d’échanger avec les autorités kazakhes et l'Église locales. François a mis un accent particulier sur la vocation du Kazakhstan, l’invitant à «être un pays de rencontre», où près de cent cinquante ethnies coexistent et plus de quatre-vingts langues y sont parlées. Cette vocation, dit-il, qui tient à ses caractéristiques géographiques et à son histoire, a été accueillie et embrassée comme une voie qui mérite d'être encouragée et soutenue. «J'ai souhaité que la construction d'une démocratie de plus en plus mature, capable de répondre efficacement aux besoins de la société dans son ensemble, puisse se poursuivre. C'est une tâche ardue, qui prend du temps, mais il faut déjà reconnaître que le Kazakhstan a fait des choix très positifs, comme celui de dire non aux armes nucléaires et celui de mener de bonnes politiques énergétiques et environnementales», affirme le Pontife.

Une Église joyeuse

La rencontre avec la communauté chrétienne au Kazakhstan a particulièrement marqué le Saint-père. Il y a trouvé des gens «heureux, joyeux et enthousiastes», des catholiques peu nombreux dans un pays si vaste pays. Mais cette condition, selon le Pape, si elle est vécue avec foi, peut porter des fruits évangéliques: «tout d'abord, la béatitude de la petitesse, d'être levain, sel et lumière, en comptant uniquement sur le Seigneur et non sur une quelconque forme d'importance humaine».

Le Pape invite à développer des relations avec les chrétiens d'autres confessions, et aussi à la fraternité avec tous. Etre «le petit troupeau, oui, mais ouvert, pas fermé, pas sur la défensive, confiant dans l'action de l'Esprit Saint, qui souffle librement où et comme il veut».

Avec «ce petit troupeau joyeux», le Pape François a célébré l'Eucharistie à Nour Sultan, sur le parvis de l'Expo 2017, entouré d'une architecture ultra-moderne. C'était la fête de la Sainte-Croix, le 14 septembre. Et cela fait réfléchir: «dans un monde où progrès et régression s'entremêlent, la Croix du Christ reste l'ancre du salut, un signe d'espérance qui ne déçoit pas parce qu'il est fondé sur l'amour de Dieu, miséricordieux et fidèle», a conclu le Saint-Père.

 

 

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21 septembre 2022, 10:54