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Le Pape et la délégation de Ravenne-Cervia Le Pape et la délégation de Ravenne-Cervia  (Vatican Media)

François: l'exil de Dante, une expérience pour tous

Il y a 700 ans mourrait Dante Alighieri, l'un des plus célèbres hommes de lettre italien, auteur de la "Divine Comédie". À cette occasion une Année dantesque a été instituée. Dans ce cadre, le Pape François a reçu ce samedi matin en salle clémentine, une délégation de l'archidiocèse de Ravenne-Cervia. C'est en effet à Ravenne que Dante passa les dernières années de sa vie, y composant les derniers chants du "Paradis". Pour le Saint-Père, l'expérience de l'exil de Dante a encore une résonance pour les hommes et les femmes d'aujourd'hui.

Xavier Sartre – Cité du Vatican

Le Pape François l'a promis en saluant la délégation de l'archidiocèse de Ravenne-Cervia: l'année prochaine, «Dieu permettant», il offrira une réflexion plus ample sur l'expérience de Dante qui peut nous aider à «traverser les nombreuses forêts obscures de notre terre et à accomplir joyeusement notre pèlerinage dans l'histoire pour rejoindre le but rêvé et désiré par chaque homme : “l'amour qui fait mouvoir le soleil et les autres étoiles”».

En attendant, François a livré une première réflexion sur la vie de Dante. À l'image de l'exil du peuple d'Israël à Babylone, le sien «a été tellement significatif qu'il est devenu une clé d'interprétation, non seulement de sa vie mais du “voyage” de chaque homme et femme dans l'histoire et au-delà de l'histoire». «Dante nous invite encore une fois à retrouver le sens perdu ou flou de notre parcours humain», ajoute le Pape.

Malgré la distance temporelle qui nous sépare du poète, on note, estime le Saint-Père, une «surprenante résonance» «là où l'allégorie laisse l'espace au symbole, là où l'humain apparaît plus évident et nu, là où la passion civile vibre plus intensément, là où la fascination du vrai, du beau et du bien, et enfin la fascination de Dieu fait sentir sa puissante attraction».

Le souhait du Pape est que les célébrations de ce septième centenaire de la mort du grand poète nous stimule pour revisiter la ''Divine Comédie'' et, conscients de notre condition d'exilés, nous nous passions «du désordre à la sagesse, du péché à la sainteté, de la misère au bonheur, de la contemplation terrifiante de l'enfer à cette béatifiante du paradis», comme l'écrivit saint Paul VI dans "Altissimi cantus" en 1965.

10 octobre 2020, 11:33