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Cathédrale de Sao Paolo au Brésil Cathédrale de Sao Paolo au Brésil 

La prière du Pape pour le peuple de São Paulo au Brésil

Le Pape François a appelé le cardinal Odilo Pedro Scherer, archevêque de São Paulo au Brésil, pour lui faire part de sa grande inquiétude face au nombre croissant de contaminations et de décès dans l'archidiocèse en raison de la pandémie de coronavirus. Le Souverain Pontife exprime à l’Église et à tous les Brésiliens sa proximité et sa solidarité dans la prière.

L'archevêque de São Paulo, le cardinal Scherer, a annoncé ce samedi avoir été agréablement surpris par l'appel téléphonique du Pape. Le Saint-Père, qui a demandé une mise au point sur la situation au regard des informations alarmantes qui lui parviennent, s’est dit très inquiet du nombre croissant de cas d’infections et de décès liés au Covid-19, promettant de prier pour tous.

L’évêque de Rome s’est également enquis du sort des pauvres, nombreux dans les banlieues de São Paulo, exprimant sa préoccupation pour ceux en particulier qui n’ont pas de foyer ou qui ne peuvent pas suivre les mesures préventives mises en place pour éviter la contagion du virus. François a assuré le cardinal Scherer de toute sa solidarité avec les Paulistes, et affirmé qu’il priait constamment pour le «cher peuple brésilien», avant de demander au cardinal de transmettre à tous sa bénédiction apostolique.

Une situation catastrophique

Après avoir franchi le cap des 10 000 morts, le Brésil devient le 6e pays au monde le plus touché par la pandémie. L’on y recense plus de 150 000 cas, mais plusieurs scientifiques contestent ce bilan provisoire -peu de tests sont en effet pratiqués-, et estiment que le nombre de contaminations pourrait être 15 à 20 fois plus élevé.

 

La rapidité de la progression du virus fait craindre que le Brésil, pays de 210 millions d’habitants, ne devienne à terme le nouvel épicentre de la pandémie. L’État le plus touché est justement celui de São Paulo ; le confinement de ses 46 millions d’administrés devrait d'ailleurs se prolonger jusqu’à la fin du mois. Celui de Rio enregistre également de forts taux de contaminations et de décès (10,2% de mortalité).

Mais proportionnellement à leurs populations, les États de l’Amazonas (nord) et de Ceara (nord-est) vivent des situations encore plus catastrophiques.

Le pic de l’épidémie n’est pas attendu avant plusieurs semaines, et déjà quelque 7 États du pays voient leurs unités hospitalières de soins intensifs atteindre 90% de leurs capacités.

10 mai 2020, 09:56