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La lettre du Pape François, publiée dans les colonnes du journal italien l'Avvenire, le 11 avril 2020. La lettre du Pape François, publiée dans les colonnes du journal italien l'Avvenire, le 11 avril 2020.   (ANSA)

La proximité du Pape envers les ONG qui secourent des réfugiés

Le Saint-Père a pris la plume pour répondre à la lettre du chef de mission de l’ONG Mediterranea Saving Humans, qui s’inquiétait de la décision des autorités italiennes de fermer ses ports aux navires humanitaires.

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A la suite de la pandémie de coronavirus, l’Italie a annoncé fermer ses ports aux navires humanitaires qui secourent les personnes réfugiées en mer Méditerranée. Mais sur la rive sud, les ravages de la guerre continuent. En Libye, les bombardements ont repris à Tripoli et l’eau désormais en accès difficile, est rationnée. C’est cette situation préoccupante qui a poussé Lucas Casarini, responsable de la plateforme pour le sauvetage des réfugiés Mediterranea Savings Humans, à écrire au Pape François. 

Le Saint-Père a pris soin de lui répondre de sa main : 

«Luca, cher frère, merci beaucoup pour ta lettre. Merci pour la pitié humaine dont tu fais preuve face à tant de douleur. Merci pour ton témoignage, qui est si bon pour moi. Je suis proche de toi et de tes compagnons. Merci pour tout ce que vous faites. Je tiens à vous dire que je suis disponible pour vous aider à tout moment.

Comptez sur moi. Je vous souhaite une sainte Pâque. Je prie pour vous, s'il vous plaît, faites-le pour moi.

Que le Seigneur vous bénisse et que la Madone vous garde. Fraternellement»

L’inquiétude des ONG

Au lendemain de la décision italienne de fermer les ports, plusieurs ONG n'avaient pas caché leurs préoccupations. Médecins Sans Frontières, Sea-Watch, Open Arms et Mediterranea ont jeudi 9 avril publié un communiqué commun, faisant part de leurs inquiétudes. «Sans fournir d'alternatives pour sauver la vie de ceux qui fuient la Libye, l'Italie a privé ses ports de la connotation de "lieux sûrs", typique de tous les ports européens, s'assimilant à des pays en guerre ou où le respect des droits de l'homme n'est pas garanti et opérant une sélection arbitraire de navires auxquels l'accès est refusé», peut-on lire dans le communiqué. 

11 avril 2020, 17:07