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Audience générale: «la douceur rassemble, la colère sépare»

Au cours de l’audience hebdomadaire ce mercredi, le Pape s’est arrêté sur la troisième Béatitude (Mt 5,5) : «heureux les doux, ils recevront la terre en héritage». L’occasion pour le Saint-Père de revenir sur les vertus de la douceur, capable de défaire la colère, de sauver des amitiés, et de restaurer des liens brisés.

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«La douceur se manifeste dans les moments de conflit, car c’est alors que l’on voit comment on réagit à une situation hostile», a affirmé le Pape au début de sa catéchèse, devant un parterre de fidèles et pèlerins réunis en salle Paul VI du Vatican ; l’exemple suprême étant celui du Christ, qui lors de sa passion, ne répondant ni aux menaces ni aux insultes, «s’en remit à Dieu, qui juge avec justice» (1 Pierre 2, 23)

Douceur et possession de la terre

Cette Béatitude cite le psaume 36 qui lie la douceur et la possession de la terre. Ces deux choses peuvent sembler incompatibles, fait observer François. Car la possession de la terre est «le milieu typique du conflit». «On se combat souvent pour un territoire, pour obtenir l’hégémonie sur une région». Or ici, il ne s’agit pas de conquérir la terre mais de la recevoir en héritage. «Cette terre est une promesse et un don pour le peuple de Dieu et devient un signe de quelque chose de plus grand et de plus profond qu’un simple territoire», puisqu’il s’agit du «ciel nouveau et de la terre nouvelle» vers lesquels nous marchons tous.

Le doux n’est pas un «accommodant» ou un «faible» ; c’est une personne qui a reçu un héritage et s’attache à tout faire pour ne pas le gâcher ; en choisissant cette attitude, le disciple du Christ «défend sa paix, sa relation à Dieu et ses dons, en gardant la miséricorde, la fraternité, la confiance, l’espérance».

La colère détruit, la douceur restaure

Le Souverain Pontife a ensuite fait allusion au péché de colère, qui s’oppose à la douceur ; invitant à se demander combien de choses nous pouvions avoir perdu en laissant la colère nous envahir. «Un moment de colère peut détruire tant de choses, on perd le contrôle et on ne value plus ce qui est important». 

Au contraire de la colère qui sépare, la douceur réunit, elle est capable de vaincre le cœur, de sauver des amitiés et tant d’autres choses. Et dans ce cas, la terre à conquérir devient le salut de son prochain. «Il n’y a pas de terre plus belle que le cœur d’autrui, il n’y a pas de territoire plus beau à gagner que la paix retrouvée avec un frère. Voilà la terre qui nous est donnée en héritage !» a conclu le Saint-Père.

19 février 2020, 10:41