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Audience avec les participants du IIIe Congrès international "Église et Musique" Audience avec les participants du IIIe Congrès international "Église et Musique"  (Vatican Media)

Musique sacrée: le Pape enjoint à être interprètes de l'Évangile

Recevant les participants du IIIe Congrès International “Église et musique” centré sur l’interprétation, le Pape François est revenu sur les caractéristiques d’un bon interprète et sur la mission qui lui incombe.

Un bon interprète doit faire preuve d’humilité devant une œuvre d’art qui ne lui appartient pas ; il est appelé à «traduire» ce que le compositeur a écrit, avec l’esprit et la sensibilité qui lui sont propres, a d’emblée affirmé le Saint-Père aux participants du congrès «Église, musique, interprètes : un dialogue nécessaire» promu par le Conseil pontifical pour la Culture, l’Institut pontifical de Musique sacrée et l’Institut liturgique de l’Athénée pontifical de Saint Anselme.

Et le Pape de poursuivre : l’interprète musical a beaucoup en commun avec celui qui étudie la Bible, celui qui lit la Parole de Dieu, et de manière plus générale, avec ceux qui cherchent à interpréter les signes des temps ou encore ceux qui accueillent et écoutent l’autre en vue d’un dialogue sincère. «Chaque chrétien est en effet un interprète de la volonté de Dieu dans son existence», comme l’ont été la Vierge Marie et les saints.

Suivre une œuvre musicale implique un dialogue entre l’œuvre elle-même, son auteur et l’interprète. Ce dialogue varie d’un interprète à l’autre, -un morceau de Bach ne sera pas ressenti de la même façon selon qu’il sera joué par tel ou tel pianiste-, mais il conditionne l’exécution de l’œuvre artistique. Cet aspect essentiel ne doit jamais être oublié, a insisté le Pape.

L’artiste, l’interprète et, -puisqu’il s’agit ici de musique-, l’auditeur nourrissent un même désir: «celui de comprendre ce que la beauté, la musique, l’art nous permettent de connaître de la réalité de Dieu». Et de cela, les hommes et les femmes de notre temps en ont besoin, peut-être plus que jamais, assure François: «interpréter cette réalité est essentielle pour le monde d’aujourd’hui». Et de conclure  en souhaitant que chacun «devienne toujours plus, interprètes de l'Évangile et de la beauté que Dieu le Père nous a révélée en Jésus Christ».

 

09 novembre 2019, 12:14