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Visite surprise du Pape auprès de personnes blessées par la vie

Le Pape François a effectué une visite des plus inattendues, ce mardi, à Frosinone auprès d’une structure de la communauté «Nuovi Orizzonti» fondée par Chiara Amirante.

Le Pape est arrivé par surprise ce mardi un peu après 9h00 à Frosinone, ville de la région du Latium située à quelque 70 km de Rome, au sein de la "Cittadella Cielo" (citadelle du ciel) de la communauté "Nuovi Orizzonti" fondée en 1993 par Chiara Amirante.

Ce déplacement du Pape, accompagné notamment du ténor italien Andrea Bocelli, auprès de personnes désespérées, abandonnées, marginalisées s’apparente à ceux effectués dans le cadre des vendredis de la miséricorde. La "Cittadella Cielo" offre hospitalité et soutien aux personnes dans le besoin à travers des centres d’écoute et de soutien, des maisons d’accueil et une réinsertion professionnelle.

Elle accueille des jeunes seuls, dépendants à l’alcool, aux drogues, au jeu, ou victimes de la prostitution, leur permettant de se reconstruire à la lumière de l’Évangile et à travers un programme thérapeutique de réhabilitation.

En juin dernier, le Saint-Père avait téléphoné et adressé un message vidéo à la communauté internationale “Nuovi Orizzonti” à l’occasion de son 25e anniversaire pour témoigner de son affection aux quelque 3000 personnes rassemblées à Frosinone pour célébrer l’évènement.

Le Saint-Père avait alors invité les jeunes à ne pas perdre la mémoire, cette mémoire qui permet de «rencontrer Dieu: le Dieu qui accompagne, fait grandir et qui tire de la solitude». Il avait également invité les jeunes à «regarder le futur, parce la vie ne se termine pas ici». 

Jésus, un Dieu qui s'abaisse

Ce matin, le Pape a pris le temps d’écouter plusieurs témoignages de jeunes, en soulignant qu’ils ont tous pu se reconstruire grâce à Jésus, «un Dieu qui s’abaisse». «Moi aussi, j’ai fait une route – le Seigneur la connaît – non pas pour devenir Pape, mais pour me laisser sauver par le Seigneur», a confié François.

Jésus est venu «pour cheminer avec nous, pour faire ce geste : nous relever, pour remplir le cœur, pour nous regarder avec amour, pour nous parler avec cette voix qu’il est le seul à avoir, pour vaincre la bataille des désirs un peu confus que nous ne réussissons pas à comprendre». Avec Jésus, les signes de la mort peuvent tomber, et l’on peut résister au démon, même quand il se présente sous une forme “éduquée”.

Le Pape a également insisté sur la fécondité de l’amour, sous toutes ses formes, physiques, humaines ou spirituelles. C’est cette fécondité qui donne à la vie tout son relief et tout son sens, a-t-il souligné.

Reconstruire sa vie avec Jésus

L’évêque de Rome a également célébré la messe. Dans son homélie, le Pape est revenu sur le récit de la reconstruction du Temple de Jérusalem, dans le Livre d’Esdras, tiré de l’Ancien Testament. Il a mis en parallèle la reconstruction de ce lieu sacré avec la reconstruction d’une vie. Il a dénoncé «les marchands de ruines, les marchands de mort, les marchands du statu quo».

La reconstruction d’une vie est le fruit d’une lutte et d’une grâce. Dans l’histoire du peuple de Dieu et de son salut, Jésus est arrivé après de nombreux cycles de construction, de destruction et de reconstruction. «Et Jésus lui-même, ils l’ont réduit en ruines à la croix, mais il a reconstruit la puissance de Dieu pour toujours, pour nous», a expliqué François. «Nous ne pouvons donc pas maintenir le temple de notre vie debout sans Jésus, sans la confiance en Jésus», a insisté le Pape. Le travail et la prière sont les meilleures armes pour reconstruire ce qui a été abîmé ou détruit.

24 septembre 2019, 13:02