Cerca

Vatican News
Le Pape rappelle aux médecins de la FIAMC que la vie est un don, dont ils sont les serviteurs Le Pape rappelle aux médecins de la FIAMC que la vie est un don, dont ils sont les serviteurs  (Vatican Media)

Les médecins catholiques appelés à être des témoins d’humanité

500 blouses blanches au Vatican. Le Pape a reçu des membres de la Fédération internationale des associations de médecins catholiques ce samedi dans la salle royale du palais apostolique. Il les a encouragés à suivre les traces de Jésus «médecin» qui se fait proche du malade, même quand son infirmité l’a mis au banc de la société.

Marie Duhamel – Cité du Vatican

«Les premières communautés chrétiennes considéraient Jésus comme un médecin, mettant en exergue l’attention constante et pleine de compassion qu’Il avait pour ceux qui souffrait de tout type de maladies». Face à ce parterre de médecins, le Pape a tenu à dessiner l’ADN de ce Jésus médecin, car la médecine était l'une de ses «missions constitutives». Elle le reste d’ailleurs à ce titre pour l’Église aujourd’hui.

Proximité…

Comment Jésus se comporte-il avec les malades? Avant tout, Il «se faisait proche» des malades et des handicapés, en particulier de ceux qui étaient dépréciés ou marginalisés. De cette façon, Il «cassait les jugements de condamnations qui souvent étiquetaient les malades comme des pécheurs». De cette façon, Il témoignait de l’amour infini de Dieu envers les plus nécessiteux.

La manière dont Jésus prend soin des malades est également importante. Souvent, il touche et se laisse toucher par eux, «même dans les cas où cela serait interdit».

… et dialogue avec le malade

«Que veux-tu que je fasse pour toi?» demande Jésus à l’aveugle de Jéricho. Il peut paraître surprenant que le médecin demande à la personne souffrante ce qu’elle attend de lui, convient François, mais «cela met en lumière la valeur de la parole et du dialogue dans un rapport médical». Le dialogue permet de faire émerger «le désir de l’être humain et la douce puissance de l’amour de Dieu qui opère en son Fils.» Soigner, poursuit le Pape, c’est entreprendre un chemin, de soulagement, de consolation, de réconciliation et de guérison.

Un guérison intégrale

«Quand une certaine attention est donnée avec un amour sincère pour l’autre, l’horizon de la personne soignée s’élargit parce que l’être humain est unité de corps d’âme et d’esprit.» Jésus ne guérit ainsi pas qu’une partie de la personne, il la guérit intégralement, en partant parfois de son corps et parfois de son cœur, quand il pardonne ses péchés. Jésus aide la personne à se relever et il envoie la personne guérit en mission. Nombreux sont ceux qu’Il a sauvé à devenir ses disciples

Ainsi, Jésus s’approche, soigne, guérit, réconcilie, appelle et envoie en mission. Il entretient un rapport riche et personnel avec les malades. Voilà, la mission à laquelle les médecins catholiques sont appelés: à se faire proches de ceux qui traversent des moments d’épreuves à cause de leur maladie; à les soigner «avec délicatesse et respect de la dignité et de l’intégrité physique et psychique des personnes»; à les écouter avec attention pour leur répondre avec des paroles adéquates et des gestes qui seront d’autant plus efficaces qu’ils seront pratiqués avec humanité; à les encourager, les consoler, les relever en leur donnant de l’espoir.

La vie, un don qui nous est confié

Le Pape s’est par ailleurs félicité des progrès accomplis ces cent dernières années dans le domaine de la médecine, notamment pour alléger la souffrance, permettant également un meilleur accès à l’éducation à la santé. Il rappelle toutefois que soigner signifie «respecter le don de la vie du début à sa fin», car «nous n’en sommes pas les propriétaires: la vie nous est confiée, et les médecins en sont les serviteurs».

Les médecins doivent être des «témoins d’humanité», pour «faire voir et sentir Dieu» à tous leurs patients, sans distinction. Cela exige «compétence, patience, force spirituelle et solidarité fraternelle». Pour le Pape, le style du médecin catholique unit la professionnalité à la capacité de collaboration et la rigueur éthique. Une somme qui bénéficiera «tant aux malades qu’à la structure dans laquelle vous œuvrez».

Le Pape leur demande enfin de toujours s’en remettre à la Parole de Dieu et à l’Esprit saint qui leur offrira le don du discernement face aux situations les plus délicates. Il souhaite qu’il continue à prier pour les malades, leurs collègues… et aussi pour lui.

22 juin 2019, 12:56