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Vatican News

A la cathédrale de Rabat, la joie des religieux venus écouter François

Venus nombreux de tout le Maroc et des pays voisins pour rencontrer le Saint-Père, ils racontent cette rencontre émouvante et vivifiante.

Olivier Bonnel, envoyé spécial à Rabat 

Certains se sont levés très tôt, d'autres étaient à Rabat depuis la veille, venus des autres villes du Maroc, de Casa ou de Meknès, de Layoun ou de Fès. Ce dimanche matin, alors que le Pape François se rendait à Témara, ces religieux et religieuses, prêtres, moines, mais aussi représentants des autres confessions chrétiennes ont pris place sur les bancs en bois de la cathédrale Saint-Pierre.

Dans une atmosphère joyeuse, ils ont répeté quelques chants sous la baguette d'un des prêtres de la cathédrale. Religieux franciscains, dominicains, missionnaires de la charité ou franciscaines de Marie, ces hommes et femmes vivent parfois depuis des décennies sur cette terre marocaine ou dans les pays voisins. Présents à cette rencontre Mgr Jean-Paul Vesco, venu de son archidiocèse d'Oran voisin, mais aussi le frère Jean-Pierre Shumacher, le dernier survivant des moines de Tibhirine, qui à 95 ans, vit au monastère Notre-Dame de l'Atlas à Midelt, dans l'Est du Maroc.

 

Le Pape le salue personnellement en lui baisant la main. Soeur Mary, une religieuse irlandaise, qui vient en aide aux migrants dans les montagnes marocaine prend la parole pour remercier le Pape de sa présence. Sur les visages, la joie et le recueillement. Après le discours du Souverain Pontife, quelques enfants bravent la sécurité et montent le rejoindre, suscitant les rires de l'assemblée. "Et voici le furur!" lance le Pape souriant. Quelques minutes plus tôt, il a rendu hommage à ces hommes et femmes qui ont consacré leurs vie à Dieu et aux plus pauvres, nouant un dialogue fécond et vivant avec leurs voisins musulmans.

Visages radieux 

L'évènement dure un peu plus d'une heure, suffisant pour provoquer une joie immense si l'on en juge les visages de ces religieux. "Je suis si émue que je n'ai pas de mots" confie sister Macy, une religieuse kenyanne, de la communauté des franciscaines de Marie, qui vit à Meknès. "Le Pape nous invite à témoigner, à sortir, à vivre comme Jésus l'a fait" raconte-t-elle.

Quelques bancs plus loin, soeur Anna, une religieuse polonaise qui vit à Rabat évoque "une joie immense d'être ensemble, d'accueillir le Pape, pour nous qui sommes un petit nombre à vivre dans un pays musulman". Pour elle, cette rencontre avec le Saint-Père fortifie sa raison d'être, de témoigner "de l'amour de Dieu qui est pour tous". Le Pape quitte la cathédrale sous des applaudissements nourris et quelques youyous de femmes musulmanes, invitées pour l'occasion. Certains de ces religieux prennent des selfies ou des photos de groupes, essaient de toucher la main du Saint-Père pour garder avec eux ce souvenir inoubliable. 

 

31 mars 2019, 15:22